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	<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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	<description>Le collectif M&#233;moires en Marche Marseille s'est constitu&#233;s d&#233;but 2013 par des militants (nombreux ayant particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de l'ARA radio Gazelle) issus de l'immigration postcoloniale et de la traite de l'esclavage.</description>
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		<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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		<title>Intro</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le 14 juillet 1953, &#224; l'occasion de la f&#234;te nationale, un d&#233;fil&#233; populaire, distinct du d&#233;fil&#233; militaire du matin, &#233;tait traditionnellement organis&#233; l'apr&#232;s-midi par le Mouvement de la paix, soutenu par le Parti communiste fran&#231;ais (PCF) et des syndicats, dont la CGT. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jour-l&#224;, les manifestants suivaient un parcours allant de la Bastille &#224; la Nation. En queue de cort&#232;ge se trouvaient les militants du Mouvement pour le Triomphe des Libert&#233;s D&#233;mocratiques (MTLD), venus revendiquer la fin (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Les-balles-du-14-juillet-1953-" rel="directory"&gt;Les balles du 14 juillet 1953&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_325 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L400xH577/les-balles-du-14-juillet-1953-b48c2.jpg?1747998342' width='400' height='577' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 14 juillet 1953, &#224; l'occasion de la f&#234;te nationale, un d&#233;fil&#233; populaire, distinct du d&#233;fil&#233; militaire du matin, &#233;tait traditionnellement organis&#233; l'apr&#232;s-midi par le Mouvement de la paix, soutenu par le Parti communiste fran&#231;ais (PCF) et des syndicats, dont la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, les manifestants suivaient un parcours allant de la Bastille &#224; la Nation. En queue de cort&#232;ge se trouvaient les militants du Mouvement pour le Triomphe des Libert&#233;s D&#233;mocratiques (MTLD), venus revendiquer la fin du r&#233;gime colonial en Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le cort&#232;ge, fort de 10 000 &#224; 15 000 personnes, dont environ 6 000 &#224; 8 000 Alg&#233;riens, arrivait &#224; hauteur de la place de la Nation, la police ouvrit le feu sur la section alg&#233;rienne du cort&#232;ge, causant la mort de sept personnes (six Alg&#233;riens et un militant de la CGT venu s'interposer) et faisant plus de 60 bless&#233;s, dont au moins 47 par balles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les t&#233;moignages, la police aurait tir&#233; sans sommation sur une foule d&#233;sarm&#233;e, provoquant la panique et un v&#233;ritable carnage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les victimes n'ont jamais obtenu justice, ni en France, ni en Alg&#233;rie. L'&#233;v&#233;nement a &#233;t&#233; largement occult&#233; de la m&#233;moire collective des deux pays pendant des d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce massacre s'inscrit dans un climat de r&#233;pression du nationalisme alg&#233;rien et de tensions coloniales, &#224; moins de deux ans du d&#233;clenchement de la guerre d'Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;v&#233;nement a &#233;t&#233; rapidement effac&#233; des m&#233;moires officielles. Il faudra attendre plus d'un demi-si&#232;cle pour qu'il soit publiquement comm&#233;mor&#233;, notamment avec la pose d'une plaque &#224; Paris en 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs t&#233;moignages et enqu&#234;tes, dont celle de Daniel Kupferstein, ont mis en lumi&#232;re l'ampleur de la violence polici&#232;re et les manipulations d'&#201;tat visant &#224; minimiser ou dissimuler les faits (notamment la disparition de la majorit&#233; des douilles et une instruction judiciaire lacunaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le massacre du 14 juillet 1953, longtemps oubli&#233;, est aujourd'hui reconnu comme un &#233;pisode marquant de la r&#233;pression coloniale en France et un &#171; d&#233;clic &#187; dans la mont&#233;e du mouvement ind&#233;pendantiste alg&#233;rien. Il illustre la violence d'&#201;tat face aux revendications anticoloniales et la difficult&#233; de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise &#224; affronter certains pans de son histoire contemporaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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