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	<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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	<description>Le collectif M&#233;moires en Marche Marseille s'est constitu&#233;s d&#233;but 2013 par des militants (nombreux ayant particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de l'ARA radio Gazelle) issus de l'immigration postcoloniale et de la traite de l'esclavage.</description>
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		<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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		<title>Train d'enfer</title>
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&lt;p&gt;Train d'Enfer est un film fran&#231;ais tir&#233; d'une histoire vraie. Un soir de bal dans une petite ville, une bagarre &#233;clate dans un climat teint&#233; de racisme. Trois des meneurs se retrouvent au poste de police. Le lendemain, le 14 novembre 1983, dans le train Bordeaux-Vintimille, les trois hommes candidats &#224; l'engagement &#224; la L&#233;gion &#233;trang&#232;re, rouent de coups Habib Grimzi, un alg&#233;rien de 26 ans avant de le d&#233;fenestrer. Une jeune femme, t&#233;moin du meurtre, alerte la police. L'enqu&#234;te commence dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Habib-Grimzi-" rel="directory"&gt;Habib Grimzi &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;Train d'Enfer est un film fran&#231;ais tir&#233; d'une histoire vraie. Un soir de bal dans une petite ville, une bagarre &#233;clate dans un climat teint&#233; de racisme. Trois des meneurs se retrouvent au poste de police. Le lendemain, le 14 novembre 1983, dans le train Bordeaux-Vintimille, les trois hommes candidats &#224; l'engagement &#224; la L&#233;gion &#233;trang&#232;re, rouent de coups Habib Grimzi, un alg&#233;rien de 26 ans avant de le d&#233;fenestrer. Une jeune femme, t&#233;moin du meurtre, alerte la police. L'enqu&#234;te commence dans un climat de tension extr&#234;me. En ville, les provocations et les agressions se multiplient&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Intro</title>
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&lt;p&gt;Habib Grimzi 26 ans assassin&#233; par 3 candidats &#224; la l&#233;gion &#233;trang&#232;re sous le regard complice de 95 passagers. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'assassinat d'Habib Grimzi, un jeune Alg&#233;rien de 26 ans, le 14 novembre 1983, constitue l'un des crimes racistes les plus embl&#233;matiques de la France du d&#233;but des ann&#233;es 1980. Cette p&#233;riode &#233;tait marqu&#233;e par une recrudescence des violences &#224; caract&#232;re x&#233;nophobe et par une mont&#233;e de l'extr&#234;me droite dans le discours public. Dans le m&#234;me temps, un mouvement in&#233;dit voyait le jour la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Habib-Grimzi-" rel="directory"&gt;Habib Grimzi &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Habib Grimzi 26 ans assassin&#233; par 3 candidats &#224; la l&#233;gion &#233;trang&#232;re sous le regard complice de 95 passagers.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assassinat d'Habib Grimzi, un jeune Alg&#233;rien de 26 ans, le 14 novembre 1983, constitue l'un des crimes racistes les plus embl&#233;matiques de la France du d&#233;but des ann&#233;es 1980. Cette p&#233;riode &#233;tait marqu&#233;e par une recrudescence des violences &#224; caract&#232;re x&#233;nophobe et par une mont&#233;e de l'extr&#234;me droite dans le discours public. Dans le m&#234;me temps, un mouvement in&#233;dit voyait le jour la Marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme, initi&#233;e par des jeunes issus de l'immigration de la banlieue lyonnaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc dans ce climat de tensions sociales et de revendications pacifiques que le meurtre de Grimzi intervient, amplifiant brutalement la prise de conscience de l'ampleur du racisme en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habib Grimzi, en voyage vers l'Alg&#233;rie apr&#232;s avoir rendu visite &#224; une amie &#224; Bordeaux, prend le train de nuit Bordeaux-Vintimille. Trois jeunes aspirants &#224; la L&#233;gion &#233;trang&#232;re, Anselmo Elviro-Vidal, 26 ans, Marc B&#233;ani, 20 ans, et Xavier Blondel, 24 ans, montent &#224; bord, d&#233;j&#224; fortement alcoolis&#233;s. Ces hommes, impr&#233;gn&#233;s de discours nationalistes et racistes, rep&#232;rent rapidement Habib Grimzi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils le harc&#232;lent puis l'agressent violemment devant 95 passagers. Malgr&#233; les appels du contr&#244;leur Vincent P&#233;rez, qui tente d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de prot&#233;ger la victime, personne n'intervient pour arr&#234;ter la violence. Habib Grimzi est finalement rou&#233; de coups, poignard&#233;, puis jet&#233; vivant du train, son corps retrouvant le lendemain sur les voies pr&#232;s de Castelsarrasin dans le Tarn-et-Garonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inaction collective des autres passagers est devenue un symbole gla&#231;ant de l'indiff&#233;rence face au racisme, autant que du poids de la l&#226;chet&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le proc&#232;s en janvier 1986 &#224; Montauban, attire une large attention m&#233;diatique. Les trois accus&#233;s affirment ne pas avoir eu conscience de la gravit&#233; de leurs actes, invoquant l'alcool et un &#8220;d&#233;rapage&#8221;. Leur d&#233;fense n'att&#233;nue en rien l'indignation du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anselmo Elviro-Vidal et Marc B&#233;ani sont condamn&#233;s &#224; la r&#233;clusion criminelle &#224; perp&#233;tuit&#233;, Xavier Blondel b&#233;n&#233;ficie de circonstances att&#233;nuantes et re&#231;oit 14 ans de prison. Lors de son nouveau proc&#232;s en 1987, Marc B&#233;ani est condamn&#233; &#224; 20 ans de r&#233;clusion, avant d'&#234;tre tu&#233; en prison par d'autres d&#233;tenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait qu'aucun passager n'ait &#233;t&#233; poursuivi pour non-assistance &#224; personne en danger choque l'opinion et soul&#232;ve un d&#233;bat profond sur la responsabilit&#233; morale des t&#233;moins. Ce silence collectif est souvent interpr&#233;t&#233; comme le reflet d'une soci&#233;t&#233; aux pr&#233;jug&#233;s racistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce crime provoque une onde de choc pendant la Marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme. Jusque-l&#224; peu m&#233;diatis&#233;e, celle-ci gagne soudain en visibilit&#233; et devient un mouvement national contre le racisme et pour la dignit&#233; des immigr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La marche se conclut &#224; Paris par une manifestation r&#233;unissant plus de 100 000 personnes le 3 d&#233;cembre 1983, un &#233;v&#233;nement fondateur dans l'histoire des luttes de l'immigration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expression publique d'&#233;motion et de col&#232;re conduit aussi &#224; un changement de ton politique et m&#233;diatique pour la premi&#232;re fois, la France se confronte massivement &#224; la r&#233;alit&#233; des violences racistes et &#224; l'indiff&#233;rence institutionnelle qui les entoure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;moire d'Habib Grimzi s'est inscrite durablement dans la culture, la litt&#233;rature et le cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les &#339;uvres inspir&#233;es par ce drame, &#8220;Train d'enfer&#8221; (1985), film de Roger Hanin librement inspir&#233; de l'affaire. &#8220;Point kilom&#233;trique 190&#8221; d'Ahmed Kalouaz et &#8220;Bordeaux-Vintimille&#8221; de Jean-Baptiste Harang, qui explorent la violence du crime et l'indiff&#233;rence sociale. Des chansons engag&#233;es, comme &#8220;Habib Grimzi&#8221; du groupe punk Nuclear Device, ou &#8220;Jacky&#8221; de Charl&#233;lie Couture. Enfin, le film &#8220;La Marche&#8221; (2013) de Nabil Ben Yadir &#233;voque directement le contexte de cette &#233;poque et rappelle combien la mort de Grimzi a renforc&#233; la port&#233;e symbolique de ce mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une plaque comm&#233;morative &#224; la gare de Castelsarrasin rend aujourd'hui hommage &#224; ce jeune homme, Habib Grimzi, victime de la haine raciale mais devenu symbole d'une lutte pour l'&#233;galit&#233; et la dignit&#233; humaine.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_343 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://memmarseille.fr/IMG/jpg/habib_grimzi.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH662/habib_grimzi-29ebd.jpg?1769164871' width='500' height='662' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Intro</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Au mois de d&#233;cembre 1986, la France est secou&#233;e par des violences polici&#232;res qui marqueront durablement son histoire politique et sociale, la mort de Malik Oussekine, un &#233;tudiant de 22 ans, battu &#224; mort par des policiers &#224; la suite d'une manifestation contre la loi Devaquet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce crime, survenu en pleine contestation &#233;tudiante, symbolise la d&#233;rive de la r&#233;pression polici&#232;re et met en lumi&#232;re la tension croissante entre la jeunesse et les autorit&#233;s sous le gouvernement de Jacques Chirac. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Malik-Oussekine-" rel="directory"&gt;Malik Oussekine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_342 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://memmarseille.fr/IMG/jpg/plaque_malik_oussekine-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH455/plaque_malik_oussekine-2-2c8f3.jpg?1769134515' width='500' height='455' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au mois de d&#233;cembre 1986, la France est secou&#233;e par des violences polici&#232;res qui marqueront durablement son histoire politique et sociale, la mort de Malik Oussekine, un &#233;tudiant de 22 ans, battu &#224; mort par des policiers &#224; la suite d'une manifestation contre la loi Devaquet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce crime, survenu en pleine contestation &#233;tudiante, symbolise la d&#233;rive de la r&#233;pression polici&#232;re et met en lumi&#232;re la tension croissante entre la jeunesse et les autorit&#233;s sous le gouvernement de Jacques Chirac. L'&#233;motion suscit&#233;e par la Malik Oussekine mort provoque une mobilisation nationale sans pr&#233;c&#233;dent, am&#232;ne la d&#233;mission d'un ministre et entra&#238;ne la dissolution d'une unit&#233; sp&#233;ciale de police, les voltigeurs motocyclistes. Cet &#233;v&#233;nement r&#233;v&#233;lera &#233;galement les fractures sociales et politiques profondes d'une soci&#233;t&#233; confront&#233;e &#224; la question de la violence d'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plein mouvement &#233;tudiant contre la loi Devaquet, dans la nuit du 5 au 6 d&#233;cembre 1986, Malik Oussekine, 22 ans, est battu &#224; mort par des policiers. Il est &#233;tudiant et avec des probl&#232;mes de sant&#233;, il est sous dialyse. Malik Oussekine se retrouve au milieu d'une manifestation contre le projet de loi Devaquet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le service d'ordre &#233;tudiant pour la manifestation du 4 d&#233;cembre se renforce, car depuis le 26 novembre, une trentaine de militants d'extr&#234;me droite du Groupe union d&#233;fense (GUD) ont attaqu&#233; une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale &#224; l'universit&#233; de Jussieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 5 au 6 d&#233;cembre, les voltigeurs interviennent apr&#232;s l'&#233;vacuation de la Sorbonne. Pour rappel, les voltigeurs ont &#233;t&#233; remis en service par Robert Pandraud, ministre d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la S&#233;curit&#233; aupr&#232;s du ministre de l'Int&#233;rieur, Charles Pasqua.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des policiers mont&#233;s &#224; deux sur une moto tout-terrain. L'un conduit et l'autre est arm&#233; d'un &#171; bidule &#187;, grande matraque de bois dur destin&#233;e &#224; faire le vide au passage de la moto. Ils ont pour mission de &#171; nettoyer &#187; les rues apr&#232;s les manifestations en pourchassant les &#171; casseurs &#187;. Cette unit&#233; de police est dissoute &#224; la suite de cette affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers minuit, trois voltigeurs prennent en chasse Malik Oussekine, qui vient de sortir du club de jazz. Il croise Paul Bayzelon, 26 ans, fonctionnaire au minist&#232;re des Finances, qui rentre chez lui et lui ouvre la porte du hall pour le prot&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous deux viennent d'entrer quand un des policiers parvient &#224; se glisser &#224; l'int&#233;rieur lui aussi et ouvre &#224; ses deux coll&#232;gues. Selon le t&#233;moignage de Paul Bayzelon, les trois policiers rouent de coups de pied et de matraque, dans le ventre et dans le dos, Malik Oussekine, tomb&#233; &#224; terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Bayzelon essaie de venir en aide au jeune, mais il re&#231;oit, lui aussi, des coups de matraque. Il d&#233;clare que les policiers &#171; se sont pr&#233;cipit&#233;s sur le type r&#233;fugi&#233; au fond et l'ont frapp&#233; avec une violence incroyable. Il est tomb&#233;, ils ont continu&#233; &#224; frapper &#224; coups de matraque et de pied dans le ventre et dans le dos. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre t&#233;moin &#171; d&#233;crira des taches de sang sur les murs et des &#233;clats de verre des plaques de bo&#238;tes aux lettres bris&#233;es &#187;, tandis que le patron de l'h&#244;tel Stella fait part de policiers &#171; dans un &#233;tat incroyable [...] hurlant des ordres comme &#224; la guerre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Christopher Hawkins, qui a tout vu depuis sa chambre de l'h&#244;tel Saint-Paul, les policiers &#171; l'ont projet&#233; &#224; plusieurs m&#232;tres et il s'est &#224; nouveau r&#233;fugi&#233; dans le m&#234;me immeuble &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victime est d&#233;c&#233;d&#233;e d&#232;s minuit dans le hall de l'immeuble, r&#233;v&#232;le quatre jours plus tard le rapport du m&#233;decin r&#233;gulateur du SAMU. Selon les m&#233;decins, l'&#233;tudiant souffrait d'une insuffisance r&#233;nale qui induisait une certaine faiblesse physique. Cette information sera divulgu&#233;e par l'avocat de la famille de Malik Oussekine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le lendemain, en d&#233;but d'apr&#232;s-midi, le samedi, une marche silencieuse et pacifique traverse Paris, organis&#233;e par le &#171; comit&#233; de gr&#232;ve de Dauphine &#187;, en m&#233;moire de Malik Oussekine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#234;me samedi 6 d&#233;cembre, Alain Devaquet, choqu&#233; par la violence polici&#232;re, d&#233;missionne. Deux jours apr&#232;s, le projet de loi Devaquet est retir&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dimanche au petit matin, la Coordination nationale &#233;tudiante, r&#233;unie &#224; l'universit&#233; de Jussieu, s'est mise d'accord pour une journ&#233;e de deuil le lundi et une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale le mercredi 10 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT se joint &#224; cet appel le dimanche &#224; la mi-journ&#233;e. La FEN et la CFDT font de m&#234;me peu apr&#232;s. Des manifestations s'improvisent dans plusieurs villes de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les syndicats de salari&#233;s participent aux marches silencieuses, qui sont finalement organis&#233;es &#224; la m&#233;moire de Malik Oussekine mais aussi d'Abdel Benyahia, un Alg&#233;rien de 20 ans tu&#233; par un policier ivre dans un caf&#233; le 5 d&#233;cembre. Une manifestation a lieu &#224; Paris contre les violences polici&#232;res &#224; la suite de la mort de Malik Oussekine et d'Abdel Benyahia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu apr&#232;s, le bataillon des voltigeurs motocyclistes de la police est dissous. Le ministre de l'Int&#233;rieur Charles Pasqua et le ministre d&#233;l&#233;gu&#233; charg&#233; de la S&#233;curit&#233; Robert Pandraud suscitent alors une controverse en ne condamnant pas l'action de la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un entretien au journal Le Monde, Robert Pandraud d&#233;clare : &#171; La mort d'un jeune homme est toujours regrettable, mais je suis p&#232;re de famille, et si j'avais un fils sous dialyse, je l'emp&#234;cherais de faire le con dans la nuit. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort de Malik Oussekine a laiss&#233; des traces visibles en politique ainsi que dans les rangs de la police, et Charles Pasqua, ministre de l'Int&#233;rieur au moment des faits, ira m&#234;me jusqu'&#224; dire que les choix de Jacques Chirac et de son gouvernement dans cette affaire lui ont co&#251;t&#233; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle en 1988.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le brigadier-chef Jean Schmitt, 53 ans, et le gardien de la paix Christophe Garcia, 23 ans, les deux voltigeurs directement impliqu&#233;s dans sa mort, sont jug&#233;s en cour d'assises pour &#171; coups et blessures ayant entra&#238;n&#233; la mort sans intention de la donner &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont condamn&#233;s le 27 janvier 1990 &#224; une peine symbolique &#224; cinq et deux ans de prison avec sursis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux policiers &#233;chappent donc &#224; la prison, alors m&#234;me qu'ils &#233;taient rest&#233;s libres durant les trois ann&#233;es qui avaient pr&#233;c&#233;d&#233; le proc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s la parodie de proc&#232;s [...], je me suis rendu compte que, dans ce pays qui est le mien, o&#249; je suis n&#233;e, je serai toujours une citoyenne de deuxi&#232;me zone &#187;, d&#233;clare bien plus tard la s&#339;ur de la victime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort de Malik Oussekine demeure un tournant majeur dans l'histoire contemporaine fran&#231;aise. Elle a suscit&#233; une prise de conscience collective sur la brutalit&#233; polici&#232;re et la n&#233;cessit&#233; d'un contr&#244;le d&#233;mocratique accru des forces de l'ordre. Bien que les condamnations prononc&#233;es aient &#233;t&#233; jug&#233;es d&#233;risoires par la famille et par une grande partie de l'opinion publique, cette affaire a ouvert un d&#233;bat de fond sur la responsabilit&#233; de l'&#201;tat et sur la valeur de chaque vie face &#224; l'institution polici&#232;re. Au-del&#224; du drame humain, le nom de Malik Oussekine reste aujourd'hui encore un symbole de la lutte contre les abus policiers et pour l'&#233;galit&#233; devant la loi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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&lt;p&gt;Apr&#232;s le meurtre d'un Tunisien dans le Var, la premi&#232;re saisine du Parquet national antiterroriste pour un homicide inspir&#233; par des id&#233;es d'ultradroite.
&lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/06/03/apres-le-meurtre-d-un-tunisien-dans-le-var-la-premiere-saisine-du-parquet-national-antiterroriste-pour-un-homicide-inspire-par-des-idees-d-ultradroite_6610275_3224.html &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;On est face &#224; une id&#233;ologie&#034; : l'avocat de la famille de Hichem Miraoui s'exprime apr&#232;s le meurtre du Tunisien dans le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Hichem-Miraoui-" rel="directory"&gt;Hichem Miraoui &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s le meurtre d'un Tunisien dans le Var, la premi&#232;re saisine du Parquet national antiterroriste pour un homicide inspir&#233; par des id&#233;es d'ultradroite.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href='https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/06/03/apres-le-meurtre-d-un-tunisien-dans-le-var-la-premiere-saisine-du-parquet-national-antiterroriste-pour-un-homicide-inspire-par-des-idees-d-ultradroite_6610275_3224.html' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/06/03/apres-le-meurtre-d-un-tunisien-dans-le-var-la-premiere-saisine-du-parquet-national-antiterroriste-pour-un-homicide-inspire-par-des-idees-d-ultradroite_6610275_3224.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;On est face &#224; une id&#233;ologie&#034; : l'avocat de la famille de Hichem Miraoui s'exprime apr&#232;s le meurtre du Tunisien dans le Var&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href='https://www.varmatin.com/faits-divers/on-est-face-a-une-ideologie-l-avocat-de-la-famille-de-hichem-miraoui-s-exprime-apres-le-meurtre-du-tunisien-a-puget-sur-argens-988543' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.varmatin.com/faits-divers/on-est-face-a-une-ideologie-l-avocat-de-la-famille-de-hichem-miraoui-s-exprime-apres-le-meurtre-du-tunisien-a-puget-sur-argens-988543&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jean-Marie Le Pen est mort mais ses id&#233;es sont bien vivantes</title>
		<link>https://memmarseille.fr/Jean-Marie-Le-Pen-est-mort-mais-ses-idees-sont-bien-vivantes</link>
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		<dc:date>2025-06-09T06:45:05Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Jean-Marie Le Pen est mort, mais son h&#233;ritage toxique irrigue encore notre soci&#233;t&#233;. La haine raciste tue, et ce n'est pas une formule cinq semaines apr&#232;s le meurtre d'Aboubakar Ciss&#233;, un jeune Malien de confession musulmane poignard&#233; &#224; mort, le 25 avril, dans une mosqu&#233;e de La Grand-Combe (Gard), un deuxi&#232;me homicide &#224; motivation raciste et antimusulmane a eu lieu ce samedi 31 mai 2025, &#224; Puget-sur-Argens, dans le Var. Christophe Belgembe, 53 ans, tireur sportif, a d&#233;lib&#233;r&#233;ment ouvert le feu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Hichem-Miraoui-" rel="directory"&gt;Hichem Miraoui &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jean-Marie Le Pen est mort, mais son h&#233;ritage toxique irrigue encore notre soci&#233;t&#233;. La haine raciste tue, et ce n'est pas une formule cinq semaines apr&#232;s le meurtre d'Aboubakar Ciss&#233;, un jeune Malien de confession musulmane poignard&#233; &#224; mort, le 25 avril, dans une mosqu&#233;e de La Grand-Combe (Gard), un deuxi&#232;me homicide &#224; motivation raciste et antimusulmane a eu lieu ce samedi 31 mai 2025, &#224; Puget-sur-Argens, dans le Var. Christophe Belgembe, 53 ans, tireur sportif, a d&#233;lib&#233;r&#233;ment ouvert le feu sur ses voisins. Hichem Miraoui, 35 ans, d'origine tunisienne, a &#233;t&#233; assassin&#233; de cinq balles. Un autre homme, 25 ans, d'origine turque, a &#233;t&#233; bless&#233; et hospitalis&#233;. Il aurait pu y avoir d'autres victimes, tant la violence &#233;tait pr&#233;m&#233;dit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas un &#171; fait divers &#187; : c'est un acte terroriste, nourri par l'id&#233;ologie d'ultra-droite. Christophe Belgembe, n'a rien cach&#233; de ses motivations. Sur les r&#233;seaux sociaux, il a diffus&#233; des vid&#233;os d'une violence inou&#239;e, o&#249; il revendique son crime, appelle explicitement &#224; &#171; tirer sur des personnes d'origine &#233;trang&#232;re &#187;, exhibe ses armes, et crache sa haine raciste. Il s'en prend aux &#171; islamo &#187;, aux &#171; bicots &#187;, aux &#171; gauchos &#187;, aux &#171; pro Gaza &#187;, et appelle les Fran&#231;ais &#224; &#171; aller les chercher l&#224; o&#249; ils sont &#187; et &#224; &#171; bien voter &#187; pour perp&#233;tuer cette violence institutionnalis&#233;e. Il rend hommage &#224; Jean-Marie Le Pen, symbole d'une extr&#234;me droite d&#233;complex&#233;e, et se drape dans le drapeau fran&#231;ais pour l&#233;gitimer ses actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce crime n'est pas un accident. C'est le fruit d'ann&#233;es de banalisation du racisme, de discours de haine relay&#233;s sans honte dans l'espace public, parfois m&#234;me par ceux qui pr&#233;tendent nous prot&#233;ger. Le ministre de l'Int&#233;rieur, Bruno Retailleau, d&#233;nonce un &#171; crime raciste et pr&#233;m&#233;dit&#233; &#187;, tout en participant &#224; la normalisation de cette id&#233;ologie mortif&#232;re. Le racisme n'est pas une opinion : c'est un poison, et il tue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire, l'enqu&#234;te est confi&#233;e &#224; la DGSI et &#224; la sous-direction antiterroriste. Les chefs d'accusation sont clairs : assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, commis en raison de la race, de l'ethnie, de la nation ou de la religion, et association de malfaiteurs terroriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la r&#233;ponse judiciaire ne suffira pas. Tant que le racisme sera tol&#233;r&#233;, banalis&#233;, instrumentalis&#233; par des responsables politiques, d'autres Christophe B. passeront &#224; l'acte. Il est urgent de briser ce cercle de haine, de d&#233;noncer sans rel&#226;che les discours x&#233;nophobes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organisons-nous, r&#233;sistons, et faisons entendre nos voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Hommage &#224; Hichem Miraoui</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Hommage &#224; Hichem Miraoui, victime d'une soci&#233;t&#233; empoisonn&#233;e par la haine m&#233;diatique et politique. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'histoire tragique d'Hichem Miraoui, un homme dont le seul r&#234;ve &#233;tait de vivre en paix sur cette terre de France, patrie qu'il pensait &#234;tre celle de la libert&#233; et de l'&#233;galit&#233;. Hichem Miraoui portait en lui la marque de ses origines &#171; arabes et/ou musulmanes &#187;. Dans une France o&#249;, chaque jour, certains m&#233;dias et responsables politiques d&#233;versent des flots de haine, il est devenu, comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Hichem-Miraoui-" rel="directory"&gt;Hichem Miraoui &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_326 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://memmarseille.fr/IMG/jpg/hichem_miraou_jpeg.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH578/hichem_miraou_jpeg-d74eb.jpg?1749472871' width='500' height='578' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hommage &#224; Hichem Miraoui, victime d'une soci&#233;t&#233; empoisonn&#233;e par la haine m&#233;diatique et politique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'histoire tragique d'Hichem Miraoui, un homme dont le seul r&#234;ve &#233;tait de vivre en paix sur cette terre de France, patrie qu'il pensait &#234;tre celle de la libert&#233; et de l'&#233;galit&#233;. Hichem Miraoui portait en lui la marque de ses origines &#171; arabes et/ou musulmanes &#187;. Dans une France o&#249;, chaque jour, certains m&#233;dias et responsables politiques d&#233;versent des flots de haine, il est devenu, comme tant d'autres, un suspect permanent, une cible id&#233;ale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hichem Miraoui n'a jamais su que la haine, attis&#233;e par des discours toxiques, finirait par trouver un bras arm&#233;. C'est Cristophe Belgembe qui est pass&#233; &#224; l'acte. Il avait appel&#233; sur les r&#233;seaux sociaux &#224; &#8220;aller les chercher l&#224; o&#249; ils sont&#8221;. Il fait &#8220;all&#233;geance au bleu blanc rouge&#8221; et menace de &#8220;faire un petit carton sur les sans-papiers&#8221;. Cristophe Belgembe, m&#251; par cette haine, n'a &#233;t&#233; que l'ex&#233;cutant d'un climat d&#233;l&#233;t&#232;re savamment entretenu. Comme le disait Hannah Arendt : &#171; La haine est le commencement de toutes les violences. &#187; La x&#233;nophobie tue, et ceux qui la propagent, en cultivant l'hostilit&#233;, esp&#232;rent voir leurs proph&#233;ties s'accomplir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, Christophe Belgembe, l'assassin d'Hichem Miraoui, n'est pas le seul coupable. Ce drame est le fruit d'un crime collectif manipul&#233; par une presse sensationnaliste et des politiques qui, par calcul ou cynisme, agitent la peur et la haine de l'&#233;tranger. Les discours v&#233;hicul&#233;s sur certaines cha&#238;nes d'information et par des responsables politiques de droite et d'extr&#234;me droite contribuent &#224; la diffusion de repr&#233;sentations n&#233;gatives, &#224; l'instrumentalisation de l'actualit&#233; et &#224; la banalisation de propos haineux, cr&#233;ant ainsi les conditions de trag&#233;dies collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Albert Einstein disait : &#171; Le racisme n'est pas seulement une question d'id&#233;ologie, c'est un poison qui tue silencieusement les consciences. &#187; Hichem Miraoui n'a pas seulement &#233;t&#233; tu&#233; par la main d'un homme, mais aussi par un contrat social corrompu, par une soci&#233;t&#233; qui tol&#232;re, voire encourage, que l'&#233;tranger soit per&#231;u comme une menace l&#233;gitime, un ennemi de l'int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la justice &#233;tait vraiment rendue, les responsables politiques et &#233;ditorialistes qui, chaque jour, distillent la haine, devraient compara&#238;tre aux c&#244;t&#233;s de l'assassin. Car leurs paroles empoisonn&#233;es, leurs incitations &#224; la haine et au rejet, ont pr&#233;par&#233; le terrain &#224; ce crime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce drame n'est pas un acte isol&#233;, mais le r&#233;sultat d'une complicit&#233; diffuse, d'une multitude d'acteurs m&#233;diatiques et politiques qui, par leurs discours, ont rendu l'horreur possible, banale, presque attendue. Ce meurtre est le reflet d'un climat naus&#233;abond, entretenu et l&#233;gitim&#233; par ceux qui, dans l'ombre ou &#224; la lumi&#232;re, ont donn&#233; &#224; la haine un visage acceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias jouent un r&#244;le central dans la mont&#233;e de la haine. Parfois, certains journalistes et &#233;ditorialistes deviennent les relais de discours de haine, banalisant les propos. Sous couvert de libert&#233; d'expression, ils l&#233;gitiment des discours de haines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire r&#233;cente a montr&#233; que la presse peut &#234;tre directement responsable de l'attisement de la haine, voire de violences extr&#234;mes. Le r&#244;le de la Radio-t&#233;l&#233;vision libre des Mille Collines lors du g&#233;nocide rwandais a illustr&#233; jusqu'o&#249; peut aller la responsabilit&#233; m&#233;diatique dans la pr&#233;paration des massacres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En relayant des st&#233;r&#233;otypes, en offrant une tribune &#224; des discours partiaux, les m&#233;dias alimentent les pr&#233;jug&#233;s et renforcent la peur de l'autre. Ce ph&#233;nom&#232;ne, observ&#233; dans de nombreux contextes de crise, a souvent pr&#233;c&#233;d&#233; des vagues de violences contre les minorit&#233;s. La gestion de l'information &#224; Gaza, marqu&#233;e par la censure et le contr&#244;le, contribue aussi &#224; la propagation de la haine et &#224; la banalisation de la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La banalisation de la violence et de la mort r&#233;sulte d'un processus o&#249; la surexposition m&#233;diatique, l'accoutumance sociale et la faiblesse des r&#233;actions collectives transforment l'exceptionnel en ordinaire, au risque de rendre la souffrance humaine invisible ou acceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux responsables politiques, ils instrumentalisent trop souvent la peur et la haine &#224; des fins &#233;lectoralistes. En stigmatisant les &#233;trangers, en multipliant les propos clivants, ils l&#233;gitiment une violence symbolique qui, parfois, devient violence r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre les discours de haine dans les m&#233;dias et la sph&#232;re politique est un imp&#233;ratif d&#233;mocratique. Les instances internationales rappellent que la propagande de guerre et le discours de haine doivent &#234;tre interdits pour pr&#233;server la paix sociale et la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse et les responsables politiques d&#233;tiennent un immense pouvoir d'influence. Par leurs choix &#233;ditoriaux et leurs paroles, ils peuvent attiser la haine ou b&#226;tir une soci&#233;t&#233; plus juste et respectueuse de la diversit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hichem Miraoui, encore une autre victime innocente, m&#233;rite que l'on se souvienne de lui non seulement comme d'un homme, mais aussi comme du symbole tragique d'une soci&#233;t&#233; qui doit choisir entre la haine et l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Intro</title>
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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Hichem-Miraoui-" rel="directory"&gt;Hichem Miraoui &lt;/a&gt;


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		<title>Intro</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 14 juillet 1953, &#224; l'occasion de la f&#234;te nationale, un d&#233;fil&#233; populaire, distinct du d&#233;fil&#233; militaire du matin, &#233;tait traditionnellement organis&#233; l'apr&#232;s-midi par le Mouvement de la paix, soutenu par le Parti communiste fran&#231;ais (PCF) et des syndicats, dont la CGT. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jour-l&#224;, les manifestants suivaient un parcours allant de la Bastille &#224; la Nation. En queue de cort&#232;ge se trouvaient les militants du Mouvement pour le Triomphe des Libert&#233;s D&#233;mocratiques (MTLD), venus revendiquer la fin (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Les-balles-du-14-juillet-1953-" rel="directory"&gt;Les balles du 14 juillet 1953&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_325 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L400xH577/les-balles-du-14-juillet-1953-b48c2.jpg?1747998342' width='400' height='577' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 14 juillet 1953, &#224; l'occasion de la f&#234;te nationale, un d&#233;fil&#233; populaire, distinct du d&#233;fil&#233; militaire du matin, &#233;tait traditionnellement organis&#233; l'apr&#232;s-midi par le Mouvement de la paix, soutenu par le Parti communiste fran&#231;ais (PCF) et des syndicats, dont la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, les manifestants suivaient un parcours allant de la Bastille &#224; la Nation. En queue de cort&#232;ge se trouvaient les militants du Mouvement pour le Triomphe des Libert&#233;s D&#233;mocratiques (MTLD), venus revendiquer la fin du r&#233;gime colonial en Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le cort&#232;ge, fort de 10 000 &#224; 15 000 personnes, dont environ 6 000 &#224; 8 000 Alg&#233;riens, arrivait &#224; hauteur de la place de la Nation, la police ouvrit le feu sur la section alg&#233;rienne du cort&#232;ge, causant la mort de sept personnes (six Alg&#233;riens et un militant de la CGT venu s'interposer) et faisant plus de 60 bless&#233;s, dont au moins 47 par balles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les t&#233;moignages, la police aurait tir&#233; sans sommation sur une foule d&#233;sarm&#233;e, provoquant la panique et un v&#233;ritable carnage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les victimes n'ont jamais obtenu justice, ni en France, ni en Alg&#233;rie. L'&#233;v&#233;nement a &#233;t&#233; largement occult&#233; de la m&#233;moire collective des deux pays pendant des d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce massacre s'inscrit dans un climat de r&#233;pression du nationalisme alg&#233;rien et de tensions coloniales, &#224; moins de deux ans du d&#233;clenchement de la guerre d'Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;v&#233;nement a &#233;t&#233; rapidement effac&#233; des m&#233;moires officielles. Il faudra attendre plus d'un demi-si&#232;cle pour qu'il soit publiquement comm&#233;mor&#233;, notamment avec la pose d'une plaque &#224; Paris en 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs t&#233;moignages et enqu&#234;tes, dont celle de Daniel Kupferstein, ont mis en lumi&#232;re l'ampleur de la violence polici&#232;re et les manipulations d'&#201;tat visant &#224; minimiser ou dissimuler les faits (notamment la disparition de la majorit&#233; des douilles et une instruction judiciaire lacunaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le massacre du 14 juillet 1953, longtemps oubli&#233;, est aujourd'hui reconnu comme un &#233;pisode marquant de la r&#233;pression coloniale en France et un &#171; d&#233;clic &#187; dans la mont&#233;e du mouvement ind&#233;pendantiste alg&#233;rien. Il illustre la violence d'&#201;tat face aux revendications anticoloniales et la difficult&#233; de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise &#224; affronter certains pans de son histoire contemporaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Intro</title>
		<link>https://memmarseille.fr/Intro-187</link>
		<guid isPermaLink="true">https://memmarseille.fr/Intro-187</guid>
		<dc:date>2025-05-22T17:11:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 9 juin 2009, Ali Ziri, 69 ans, est interpell&#233; &#224; Argenteuil avec son ami Arezki Kerfali lors d'un contr&#244;le routier. Les deux sexag&#233;naires sont plac&#233;s &#224; bord d'un v&#233;hicule de police afin d'&#234;tre conduits au commissariat. Les deux hommes sont menott&#233;s et durant le trajet, selon les policiers, ils sont agit&#233;s, ce qui conduit les policiers &#224; l'utilisation de la technique dite du &#171; pliage &#187;. Les deux hommes sont maintenus assis, la t&#234;te sur les genoux, le thorax comprim&#233; contre les cuisses, pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Ali-Ziri-" rel="directory"&gt;Ali Ziri&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_324 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://memmarseille.fr/IMG/jpg/ali_ziri.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/ali_ziri-c3db2.jpg?1747944700' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 9 juin 2009, Ali Ziri, 69 ans, est interpell&#233; &#224; Argenteuil avec son ami Arezki Kerfali lors d'un contr&#244;le routier. Les deux sexag&#233;naires sont plac&#233;s &#224; bord d'un v&#233;hicule de police afin d'&#234;tre conduits au commissariat. Les deux hommes sont menott&#233;s et durant le trajet, selon les policiers, ils sont agit&#233;s, ce qui conduit les policiers &#224; l'utilisation de la technique dite du &#171; pliage &#187;. Les deux hommes sont maintenus assis, la t&#234;te sur les genoux, le thorax comprim&#233; contre les cuisses, pour les immobiliser. Ils sont rest&#233;s dans cette position pendant quelques minutes, jusqu'&#224; leur arriv&#233;e au commissariat. Pourtant cette position est connue pour ses risques d'asphyxie posturale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;s au commissariat ils sont extraits du v&#233;hicule par plusieurs agents de police. Ali Ziri et Arezki Kerfali vomissent &#224; plusieurs reprises et restent menott&#233;s, allong&#233;s au sol. Deux heures plus tard, Ali Ziri est en arr&#234;t cardiaque. Il d&#233;c&#232;de &#224; l'h&#244;pital le 11 juin 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une enqu&#234;te judiciaire est ouverte et elle est marqu&#233;e par des d&#233;saccords entre les proches, les experts et par la non-audition des policiers impliqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les proches d'Ali Ziri, la technique du pliage pratiqu&#233;e sur le sexag&#233;naire pendant le trajet entre le lieu d'interpellation et le commissariat est &#224; l'origine du d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les avis m&#233;dicaux divergent sur la part de responsabilit&#233; de la technique du pliage dans le d&#233;c&#232;s d'Ali Ziri. Une premi&#232;re autopsie attribue la mort &#224; des probl&#232;mes cardiaques et &#224; l'alcool&#233;mie. Une contre-expertise r&#233;v&#232;le une vingtaine d'h&#233;matomes et conclut &#224; une &#171; suffocation multifactorielle &#187; (appui dorsal, facial, vomissements).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aline Daill&#232;re, responsable police-justice &#224; l'Action des Chr&#233;tiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT) et auteure du rapport d&#233;clare &#171; L'examen des pi&#232;ces du dossier judiciaire r&#233;v&#232;le une violation flagrante du droit international. Notre rapport questionne non seulement le caract&#232;re proportionn&#233; de l'usage de la force, mais &#233;galement le caract&#232;re ind&#233;pendant de l'enqu&#234;te. Nous avons d&#233;couvert que dans ce dossier, une partie cons&#233;quente des investigations a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par le commissariat dans lequel exercent les policiers mis en cause &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2016, la justice fran&#231;aise cl&#244;t d&#233;finitivement le dossier, estimant que l'usage de la force &#233;tait &#171; n&#233;cessaire et proportionn&#233; &#187; et que la cause exacte de la mort ne pouvait &#234;tre d&#233;termin&#233;e avec certitude. Cette affaire a &#233;t&#233; marqu&#233;e par des violations flagrantes du droit international portant notamment sur l'usage disproportionn&#233; de la force et le manque d'ind&#233;pendance de l'enqu&#234;te. L'affaire est port&#233;e devant la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La technique du pliage peut provoquer une asphyxie posturale. Elle est d&#233;nonc&#233;e par plusieurs associations et a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; &#224; l'origine de d&#233;c&#232;s, notamment lors de reconduites &#224; la fronti&#232;re. Plusieurs personnes sont d&#233;c&#233;d&#233;es en France apr&#232;s l'avoir subie. Interdite dans plusieurs pays pour cette raison, elle est pourtant toujours pratiqu&#233;e en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire Ali Ziri illustre les risques li&#233;s &#224; certaines techniques d'immobilisation polici&#232;re et le d&#233;bat persistant sur leur usage en France. Malgr&#233; les controverses et les dangers reconnus, la justice fran&#231;aise a conclu &#224; l'absence de responsabilit&#233; p&#233;nale des policiers, faute de certitude sur la cause du d&#233;c&#232;s. L'affaire reste embl&#233;matique des enjeux autour des techniques d'interpellation et de la n&#233;cessit&#233; de leur encadrement strict.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Intro</title>
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		<dc:date>2025-04-15T08:18:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Abdenbi Guemiah &#233;tait un &#233;tudiant marocain de 19 ans, r&#233;sidant dans la cit&#233; de transit Gutenberg &#224; Nanterre, en France. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 23 octobre 1982, il a &#233;t&#233; tragiquement abattu par un voisin exc&#233;d&#233;, qui lui a tir&#233; dessus avec un fusil. Gravement bless&#233;, Abdenbi est d&#233;c&#233;d&#233; le 6 novembre 1982 &#224; l'h&#244;pital de la Piti&#233;-Salp&#234;tri&#232;re &#224; Paris. &lt;br class='autobr' /&gt;
La mort d'Abdenbi Guemiah en 1982 a eu des cons&#233;quences profondes et durables sur la communaut&#233; de Nanterre, tant sur le plan social que politique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce crime a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Abdenbi-Guemiah-" rel="directory"&gt;Abdenbi Guemiah &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_230 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://memmarseille.fr/IMG/jpg/hommage-abdenbi-guemiah-045-1-1170x480-c-default.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH205/hommage-abdenbi-guemiah-045-1-1170x480-c-default-9f47e.jpg?1746714274' width='500' height='205' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Abdenbi Guemiah &#233;tait un &#233;tudiant marocain de 19 ans, r&#233;sidant dans la cit&#233; de transit Gutenberg &#224; Nanterre, en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 23 octobre 1982, il a &#233;t&#233; tragiquement abattu par un voisin exc&#233;d&#233;, qui lui a tir&#233; dessus avec un fusil. Gravement bless&#233;, Abdenbi est d&#233;c&#233;d&#233; le 6 novembre 1982 &#224; l'h&#244;pital de la Piti&#233;-Salp&#234;tri&#232;re &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort d'Abdenbi Guemiah en 1982 a eu des cons&#233;quences profondes et durables sur la communaut&#233; de Nanterre, tant sur le plan social que politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce crime a &#233;t&#233; un &#233;lectrochoc pour Nanterre, entra&#238;nant une mobilisation contre le racisme, l'am&#233;lioration des conditions de vie des populations immigr&#233;es et une reconnaissance durable de leur histoire dans l'identit&#233; locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce crime raciste a suscit&#233; une vive &#233;motion et une mobilisation importante, notamment une marche silencieuse r&#233;unissant plus de 2 000 personnes avec le message &#171; Plus jamais &#231;a ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Autain, alors secr&#233;taire d'&#201;tat charg&#233; des travailleurs immigr&#233;s, a d&#233;nonc&#233; ce meurtre comme &#233;tant motiv&#233; par le fait qu'Abdenbi &#233;tait jeune et arabe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdenbi Guemiah &#233;tait un jeune homme brillant et engag&#233;. Il &#233;tait cofondateur et tr&#233;sorier de l'association culturelle Gutenberg, d&#233;di&#233;e &#224; la r&#233;ussite &#233;ducative et au soutien des jeunes contre la d&#233;linquance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette trag&#233;die a mis en lumi&#232;re les conditions pr&#233;caires des cit&#233;s de transit comme la Cit&#233; Gutenberg, o&#249; vivaient des familles immigr&#233;es dans des logements temporaires inad&#233;quats. En cons&#233;quence, l'&#201;tat a dissous la soci&#233;t&#233; gestionnaire de ces cit&#233;s et relog&#233; leurs habitants dans des logements d&#233;cents d&#232;s l'ann&#233;e suivante. Ce processus a marqu&#233; la fin progressive des cit&#233;s de transit &#224; Nanterre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a renforc&#233; la solidarit&#233; entre les habitants de Nanterre, notamment ceux des quartiers populaires. Elle a &#233;galement inspir&#233; des actions visant &#224; pr&#233;server la m&#233;moire d'Abdenbi, comme l'organisation d'hommages annuels et l'installation de plaques comm&#233;moratives devant son ancien coll&#232;ge&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son h&#233;ritage est aujourd'hui comm&#233;mor&#233; &#224; Nanterre. En 2013, le conseil municipal a d&#233;cid&#233; de nommer un boulevard en son honneur ainsi qu'une rue d&#233;di&#233;e &#224; la m&#233;moire de la Cit&#233; Blanche, o&#249; il vivait afin de pr&#233;server sa m&#233;moire et reconna&#238;tre l'histoire des quartiers populaires. Ces initiatives symbolisent la reconnaissance officielle de cette histoire longtemps occult&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdenbi Guemiah est devenu une figure embl&#233;matique de la lutte contre le racisme et pour les droits des habitants issus de l'immigration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assassin d'Abdenbi Guemiah a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; 12 ans de r&#233;clusion criminelle en 1985, marquant une rare condamnation pour ce type de crime &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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