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	<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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	<description>Le collectif M&#233;moires en Marche Marseille s'est constitu&#233;s d&#233;but 2013 par des militants (nombreux ayant particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de l'ARA radio Gazelle) issus de l'immigration postcoloniale et de la traite de l'esclavage.</description>
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		<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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		<title>Festival cin&#233; Palestine : le Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA), issu des Comit&#233;s Palestine, et les luttes de lib&#233;ration palestiniennes</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre du Festival Cin&#233;-Palestine, la projection de deux films permet de faire le lien entre le Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA), issu des Comit&#233;s Palestine, et les luttes de lib&#233;ration palestiniennes. Cette s&#233;ance aura lieu au Vid&#233;odrome 2 le vendredi 29 mai 2026 &#224; 19h. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Palestine vaincra &#187; est un mot d'ordre utilis&#233; depuis plusieurs d&#233;cennies dans les manifestations de soutien au peuple palestinien. Il exprime une affirmation politique de solidarit&#233; avec la lutte de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_387 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://memmarseille.fr/IMG/png/unnamed_5_.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH163/unnamed_5_-29ed8.png?1779145724' width='500' height='163' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre du Festival Cin&#233;-Palestine, la projection de deux films permet de faire le lien entre le Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA), issu des Comit&#233;s Palestine, et les luttes de lib&#233;ration palestiniennes. Cette s&#233;ance aura lieu au Vid&#233;odrome 2 le &lt;strong&gt;vendredi 29 mai 2026 &#224; 19h.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Palestine vaincra &#187; est un mot d'ordre utilis&#233; depuis plusieurs d&#233;cennies dans les manifestations de soutien au peuple palestinien. Il exprime une affirmation politique de solidarit&#233; avec la lutte de lib&#233;ration de la Palestine et s'inscrit dans un registre internationaliste de soutien aux peuples en lutte contre le colonialisme et l'occupation. Ce slogan appara&#238;t r&#233;guli&#232;rement dans les mobilisations en France et ailleurs, notamment lors de rassemblements contre la colonisation des territoires palestiniens et en solidarit&#233; avec les r&#233;sistances palestiniennes. Il est associ&#233; &#224; une tradition militante qui relie les luttes palestiniennes aux autres combats anticoloniaux et antiracistes dans le monde. Au-del&#224; de sa dimension symbolique, &#171; Palestine vaincra &#187; fonctionne comme une formule de rassemblement, affirmant &#224; la fois un soutien politique et une continuit&#233; historique des luttes de lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Palestine vaincra est aussi le titre du documentaire r&#233;alis&#233; en 1969 par Jean-Pierre Olivier de Sardan. Le film revient notamment sur la bataille de Karameh en 1968, qui oppose l'arm&#233;e sioniste isra&#233;lienne &#224; des combattants palestiniens, principalement issus de la r&#233;sistance organis&#233;e autour du mouvement Fatah et avec le soutien de la population jordanienne locale. Ce documentaire retrace plusieurs d&#233;cennies de r&#233;sistance palestinienne face &#224; la colonisation, &#224; l'occupation et &#224; l'exil impos&#233; au peuple palestinien. &#192; partir de t&#233;moignages, d'archives, de cartes et d'images militantes, il affirme la n&#233;cessit&#233; de la solidarit&#233; internationaliste et rappelle que la lutte palestinienne s'inscrit dans une histoire plus large de combats anticoloniaux &#224; travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le documentaire Compter sur ses propres forces de Yannis Tritsibidas montre quant &#224; lui les luttes des travailleurs immigr&#233;s en France au d&#233;but des ann&#233;es 1970, notamment celles men&#233;es par le MTA. Ce mouvement s'inscrit dans l'histoire des luttes de l'immigration postcoloniale en France au d&#233;but des ann&#233;es 1970. N&#233; dans le prolongement des anciens Comit&#233;s Palestine et des mobilisations ouvri&#232;res, il rassemble des travailleurs immigr&#233;s arabes organis&#233;s de mani&#232;re autonome face au racisme, &#224; l'exploitation et aux conditions de vie impos&#233;es dans les foyers, les usines et les quartiers populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dynamique militante prend une importance particuli&#232;re au d&#233;but des ann&#233;es 1970, marqu&#233;e par la pr&#233;sence de travailleurs immigr&#233;s et par des tensions sociales importantes. En 1973, dans le sud de la France et plus particuli&#232;rement &#224; Marseille, on assiste &#224; une mont&#233;e des violences racistes dans un contexte de durcissement politique et social. C'est dans cette p&#233;riode que s'intensifient les mobilisations contre plusieurs assassinats racistes, l'attentat contre le consulat d'Alg&#233;rie, les discriminations et les conditions de travail impos&#233;es aux immigr&#233;s et &#224; leurs familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MTA s'inscrit directement dans ces luttes. Il participe &#224; l'organisation de mobilisations, de rassemblements et d'actions collectives en r&#233;ponse aux violences subies, notamment apr&#232;s les assassinats de travailleurs immigr&#233;s comme Djellali Ben Ali et Gacem Ali, ainsi que du jeune Ladj Loun&#232;s, qui deviennent des symboles d'un racisme structurel et institutionnel. Ces &#233;v&#233;nements contribuent &#224; renforcer une conscience politique collective au sein des travailleurs immigr&#233;s et &#224; affirmer la n&#233;cessit&#233; d'une auto-organisation autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, &#224; Marseille, en 1973 appara&#238;t comme un moment charni&#232;re o&#249; les luttes immigr&#233;es gagnent en visibilit&#233;, o&#249; les solidarit&#233;s se structurent entre mouvements ouvriers, organisations antiracistes et courants internationalistes, et o&#249; la question coloniale reste centrale dans l'espace social et politique. Les mobilisations de cette p&#233;riode constituent ainsi un moment important de l'histoire des luttes de l'immigration, celui d'une prise de parole politique autonome, inscrite dans une dynamique de r&#233;sistance globale, o&#249; s'articulent antiracisme, lutte de classe et internationalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MTA joue alors un r&#244;le de jonction entre luttes sociales et luttes anticoloniales, notamment &#224; travers son soutien actif &#224; la Palestine et aux mouvements de lib&#233;ration nationale. Il relie ainsi les combats men&#233;s en France contre le racisme et l'exploitation aux luttes internationales contre l'oppression coloniale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers cette programmation, le Festival Cin&#233;-Palestine rappelle que les combats anticoloniaux, antiracistes et anticapitalistes sont indissociables. Des luttes des travailleurs immigr&#233;s dans les ann&#233;es 1970 aux mobilisations actuelles de soutien &#224; Gaza, ces films font r&#233;sonner des histoires de r&#233;sistance collective face &#224; l'oppression, &#224; l'effacement et &#224; la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que Gaza subit aujourd'hui une destruction massive, des bombardements continus, le d&#233;placement forc&#233; de populations civiles et une catastrophe humanitaire d&#233;nonc&#233;e par de nombreuses organisations internationales et acteurs du droit international comme un g&#233;nocide en cours, cette programmation affirme la n&#233;cessit&#233; de maintenir des espaces de solidarit&#233; politique, de m&#233;moire et de mobilisation. Face au silence, &#224; la criminalisation des soutiens &#224; la Palestine et aux tentatives d'effacement des r&#233;cits palestiniens, le cin&#233;ma devient un outil essentiel de contre-information et de transmission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cin&#233;ma appara&#238;t ici comme une arme politique : un espace de m&#233;moire, de r&#233;sistance et d'organisation collective capable de faire circuler les r&#233;cits des opprim&#233;s, de relier les exp&#233;riences de lutte et de nourrir des fronts communs contre le colonialisme, le racisme et toutes les formes de domination.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Encore un mort impliquant la police, &#224; Marseille</title>
		<link>https://memmarseille.fr/Encore-un-mort-impliquant-la-police-a-Marseille</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Encore une vie fauch&#233;e lors d'un banal contr&#244;le routier. Cette fois, par un policier municipal. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un d&#233;tail qui n'en est pas un. &lt;br class='autobr' /&gt;
En France comme dans la plupart des d&#233;mocraties, les forces de l'ordre ont pour r&#244;le de prot&#233;ger la population, faire respecter la loi et intervenir en cas de danger. L'usage de la force est strictement encadr&#233; par la loi, et consid&#233;r&#233; comme un ultime recours, par exemple en cas de l&#233;gitime d&#233;fense ou pour emp&#234;cher un danger grave et imm&#233;diat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_386 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://memmarseille.fr/IMG/jpg/marche_en_me_moire_de_mehdi.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH745/marche_en_me_moire_de_mehdi-5ad4b.jpg?1778075394' width='500' height='745' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Encore une vie fauch&#233;e lors d'un banal contr&#244;le routier. Cette fois, par un policier municipal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un d&#233;tail qui n'en est pas un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France comme dans la plupart des d&#233;mocraties, les forces de l'ordre ont pour r&#244;le de prot&#233;ger la population, faire respecter la loi et intervenir en cas de danger. L'usage de la force est strictement encadr&#233; par la loi, et consid&#233;r&#233; comme un ultime recours, par exemple en cas de l&#233;gitime d&#233;fense ou pour emp&#234;cher un danger grave et imm&#233;diat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cette loi de 2017 sur l'usage des armes est parfois interpr&#233;t&#233;e par les policiers comme &#171; presque un permis de tuer &#187;. Elle traduit en r&#233;alit&#233; un d&#233;placement plus profond : une transformation de la mani&#232;re dont un r&#233;gime politique organise, l&#233;gitime et rend pensable la violence exerc&#233;e en son nom. Ce qui est en jeu n'est donc pas seulement l'extension des pr&#233;rogatives polici&#232;res, mais une red&#233;finition du cadre dans lequel la violence d'&#201;tat est appr&#233;hend&#233;e, &#233;valu&#233;e et jug&#233;e. Dans cette perspective, une r&#233;forme de la loi de 2017 appara&#238;t n&#233;cessaire afin de r&#233;interroger ces &#233;quilibres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aujourd'hui, encore, la police utilise son arme alors qu'il semble qu'il n'y ait pas de danger r&#233;el. La police municipale, &#224; Marseille, a tir&#233; 3 coups mortels. Pourtant sa mission est claire, c'est celle pr&#233;venir, r&#233;guler, apaiser les situations complexes. Elle est l&#224; pour assurer la tranquillit&#233; publique, mais, pas faire usage d'armes &#224; feu lors d'un banal contr&#244;le routier pour usage de t&#233;l&#233;phone au volant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeudi 23 avril, dans le 11e arrondissement de Marseille, Mehdi, un homme de 26 ans a &#233;t&#233; abattu. Trois balles. Trois tirs pour mettre fin &#224; une vie. Selon les informations de Marsactu et Mediapart : &#171; la victime a &#233;t&#233; menott&#233;e au sol apr&#232;s avoir &#233;t&#233; touch&#233;e par trois balles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une enqu&#234;te a &#233;t&#233; ouverte et confi&#233;e &#224; la division de la criminalit&#233; territoriale. Comme souvent, il faudra attendre pour comprendre pr&#233;cis&#233;ment ce qui s'est pass&#233;. Comme souvent, une famille, elle, n'attendra pas, elle pleure la mort d'un proche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous dira l'automobiliste aurait quitt&#233; son v&#233;hicule avec un couteau. On nous dira qu'il y avait un danger. Peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais une chose est d&#233;j&#224; certaine une famille est an&#233;antie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pendant que la v&#233;rit&#233; se fait attendre, les r&#233;flexes, eux, sont imm&#233;diats. Le maire, Beno&#238;t Payan, affirme que la Ville &#171; se tient &#224; la disposition de la justice &#187;. Dans le m&#234;me souffle, il salue &#171; le courage des agents &#187;. Un discours qui, une fois de plus, met en avant les forces de l'ordre au moment m&#234;me o&#249; une vie vient d'&#234;tre fauch&#233;e. Toujours le m&#234;me d&#233;s&#233;quilibre. Toujours la m&#234;me priorit&#233; donn&#233;e au r&#233;cit policier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut aller plus loin. Car ce drame n'est pas seulement un fait divers. C'est le produit d'un choix politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2020, le Printemps marseillais, qui se pr&#233;sente comme une alternative &#171; progressiste &#187; &#224; la droite s&#233;curitaire, a fait de la police municipale un des piliers centraux de son action. Une coalition &#233;lue se pr&#233;sente comme une alternative &#224; la droite s&#233;curitaire et, une fois au pouvoir, en reprend une partie des logiques. Depuis son arriv&#233;e au pouvoir il y a doublement des effectifs, passant de 400 &#224; 800 agents arm&#233;s. L'objectif est d'arriver &#224; 1 600 agents d'ici 2033. Mais pour quelles missions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police municipale dont le r&#244;le est de faire de la &#171; pr&#233;vention &#187;, de s'occuper de la circulation et de la tranquillit&#233; publique, se retrouve arm&#233; et en situation de confrontation au point de faire feu mortellement lors d'un simple contr&#244;le. Ce n'est pas un glissement mais une strat&#233;gie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et toute strat&#233;gie a des cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus d'agents arm&#233;s, c'est plus d'interactions sous tension. Plus de contr&#244;les. Plus de confrontations. Et m&#233;caniquement, plus de risques de d&#233;rapage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui s'est pass&#233; le 23 avril n'est peut-&#234;tre pas une fatalit&#233;. Mais ce n'est pas non plus une surprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors la question doit &#234;tre pos&#233;e clairement, le Printemps marseillais assume-t-il les cons&#233;quences de sa politique s&#233;curitaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on &#224; la fois revendiquer une identit&#233; &#171; progressiste &#187; et construire une police municipale arm&#233;e, et plus proche des logiques de maintien de l'ordre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le terrain, la r&#233;ponse est brutale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les quartiers populaires, la d&#233;fiance est profonde. Les habitants parlent d'interventions intrusives, disproportionn&#233;es, parfois violentes de la part de la police municipale. Ils parlent d'un climat de pression permanente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des rassemblements depuis des ann&#233;es d&#233;noncent l'impunit&#233; et un racisme syst&#233;mique notamment au sein de la police. Les mobilisations contre les violences polici&#232;res, comme celles de la Porte d'Aix en 2023, n'&#233;taient pas des accidents. L'onde de choc de l'affaire Nahel Merzouk a laiss&#233; des traces profondes, y compris &#224; Marseille. Elles &#233;taient des alertes. Elles n'ont pas &#233;t&#233; entendues. &#192; Marseille, ce sentiment est amplifi&#233; par l'abandon des services publics au profit d'une pr&#233;sence polici&#232;re accrue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel choix de soci&#233;t&#233; est en train d'&#234;tre fait ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contraste est d'autant plus violent que, selon la cousine du jeune homme, une cellule psychologique a &#233;t&#233; mise en place pour les policiers, tandis que la famille se retrouve sans accompagnement ni informations. L&#224; encore, le d&#233;s&#233;quilibre est flagrant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, la famille lance un appel &#224; t&#233;moins afin de recueillir des &#233;l&#233;ments utiles &#224; la manifestation de la v&#233;rit&#233;, car malheureusement bien souvent les policiers ne sont pas condamn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors oui, une enqu&#234;te est ouverte. Elle dira ce qu'il s'est pass&#233;. Peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; de cette affaire, une responsabilit&#233; politique est d&#233;j&#224; l&#224;. Au lendemain d'une &#233;lection municipale, de nombreuses personnes se sont engag&#233;s dans le printemps marseillais, par peur de l'extr&#234;me droite, pourquoi pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut juste rappeler que dans le premier mandat municipal il n'y a pas eu de transformation en profondeur du r&#244;le de la police municipale pourtant bien souvent critiqu&#233; par les marseillais racis&#233;es. Enfin s'il y a eu des changements, ils ne sont pas visibles. L'usage de la force est strictement encadr&#233; mais cela n'emp&#234;che pas les d&#233;rives. Les palpations et contr&#244;les sont r&#233;glement&#233;s et ne doivent pas &#234;tre arbitraires. Pourtant certains policiers abusent de leurs fonctions. Combien de fois en nous avons &#233;t&#233; t&#233;moins et malgr&#233; nos interventions les policiers municipaux ont continu&#233; sans nous r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, ici &#224; Marseille, aujourd'hui apr&#232;s la mort de ce jeune homme, la mairie doit faire un choix entre plus de s&#233;curit&#233; ou plus de pr&#233;vention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'o&#249; la municipalit&#233; est-elle pr&#234;te entre r&#233;pression et pr&#233;vention ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L&#224; est la question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> 435-1 m'a tu&#233;.e &#8212; une loi, des morts, un projet artistique et militant.</title>
		<link>https://memmarseille.fr/435-1-m-a-tue-e-une-loi-des-morts-un-projet-artistique-et-militant</link>
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		<dc:date>2026-04-23T07:35:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 2017, l'article L.435-1 &#233;largit l'usage des armes &#224; feu par la police. Dans les mois qui suivent, les tirs augmentent de 50 %. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 4 ao&#251;t 2021, Souheil El Khalfaoui, 19 ans, est tu&#233; lors d'un contr&#244;le routier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Commencent alors une enqu&#234;te d&#233;faillante, des preuves disparues et un marathon judiciaire. Sa famille d&#233;couvre vite que ce n'est pas un cas isol&#233; : ailleurs, les m&#234;mes violences, le m&#234;me d&#233;ni, la m&#234;me impunit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
435-1 m'a tu&#233;.e na&#238;t de cette r&#233;alit&#233;. Un projet militant qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_385 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://memmarseille.fr/IMG/jpg/save_stop_au_violence_d_etat.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH688/save_stop_au_violence_d_etat-b020c.jpg?1776951730' width='500' height='688' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 2017, l'article L.435-1 &#233;largit l'usage des armes &#224; feu par la police. Dans les mois qui suivent, les tirs augmentent de 50 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 ao&#251;t 2021, Souheil El Khalfaoui, 19 ans, est tu&#233; lors d'un contr&#244;le routier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commencent alors une enqu&#234;te d&#233;faillante, des preuves disparues et un marathon judiciaire. Sa famille d&#233;couvre vite que ce n'est pas un cas isol&#233; : ailleurs, les m&#234;mes violences, le m&#234;me d&#233;ni, la m&#234;me impunit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;435-1 m'a tu&#233;.e &lt;/strong&gt;na&#238;t de cette r&#233;alit&#233;. Un projet militant qui utilise l'art pour mettre en accusation une loi, d&#233;noncer ses cons&#233;quences mortelles et exposer la m&#233;canique d'impunit&#233; qui suit les tirs policiers. Une exigence claire : l'abrogation de l'article L.435-1 du CSI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la rue, 7 toiles aux codes classiques s'imposent. Un geste qui veut d&#233;placer les regards et imposer la dignit&#233; des victimes l&#224; o&#249; elles ont &#233;t&#233; effac&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour, une narration faite d'images, de r&#233;cits et de documents tisse les enjeux de cette loi et construit un contre-r&#233;cit face &#224; la brutalit&#233; des discours dominants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans 5 villes, l'espace public devient un lieu de lutte : prises de parole des premi&#232;res concern&#233;es, d&#233;bats, espaces de r&#233;flexion collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Venir, ce n'est pas seulement soutenir des familles. C'est refuser que ces morts se r&#233;p&#232;tent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprendre une loi largement m&#233;connue. Nommer ses cons&#233;quences.&lt;br /&gt;
Et faire de l'espace public un lieu d'exigence politique : que &#231;a n'arrive plus&#8230;&lt;br /&gt;
435-1 m'a tu&#233;.e&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Parler, cr&#233;er, lutter : fil rouge d'une m&#234;me r&#233;sistance.&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;5 villes &#8212; 5 dates&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Paris 18 avril&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Saint Denis : 19/20/21 avril&lt;br /&gt;
Marseille 26 avril&lt;br /&gt;
Rennes 13 juin&lt;br /&gt;
Lille 27 juin &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivez le fil rouge. Venez passer la journ&#233;e avec SAVE.&lt;br /&gt;
Pas 1 de moins.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Combattons la loi&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a class=&#034;spip_mail&#034; href='mailto:samia@stopauxviolencesdetat.fr'&gt;samia@stopauxviolencesdetat.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hommage &#224; Fran&#231;oise Ega Figure des luttes migrantes et f&#233;ministes</title>
		<link>https://memmarseille.fr/Hommage-a-Francoise-Ega-Figure-des-luttes-migrantes-et-feministes</link>
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		<dc:date>2026-03-09T10:54:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le comit&#233; MamEga organise deux journ&#233;es d&#233;di&#233;es &#224; Fran&#231;oise Ega dans le cadre de la Semaine des droits des femmes, &#224; l'Espace culturel de la Busserine, qui c&#233;l&#232;bre cette ann&#233;e ses 40 ans. Cette initiative rend hommage &#224; une figure embl&#233;matique des luttes migrantes, f&#233;ministes et populaires du quartier de la Busserine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une vie d'engagement &lt;br class='autobr' /&gt;
Fran&#231;oise Ega est n&#233;e en 1920 au Morne-Rouge en Martinique et d&#233;c&#233;d&#233;e en 1976 &#224; Marseille, Elle incarne l'engagement infatigable pour l'&#233;galit&#233; sociale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_378 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://memmarseille.fr/IMG/jpg/francoise_ega_expo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH701/francoise_ega_expo-2719c.jpg?1773090679' width='500' height='701' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le comit&#233; MamEga&lt;/strong&gt; organise deux journ&#233;es d&#233;di&#233;es &#224; Fran&#231;oise Ega dans le cadre de la Semaine des droits des femmes, &#224; l'Espace culturel de la Busserine, qui c&#233;l&#232;bre cette ann&#233;e ses 40 ans. Cette initiative rend hommage &#224; une figure embl&#233;matique des luttes migrantes, f&#233;ministes et populaires du quartier de la Busserine.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une vie d'engagement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;oise Ega est n&#233;e en 1920 au Morne-Rouge en Martinique et d&#233;c&#233;d&#233;e en 1976 &#224; Marseille, Elle incarne l'engagement infatigable pour l'&#233;galit&#233; sociale et la justice dans les quartiers populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;e &#224; Marseille dans les ann&#233;es 1950 apr&#232;s son mariage &#224; Paris, elle s'installe &#224; la Busserine, o&#249; elle travaille comme femme de m&#233;nage tout en s'investissant profond&#233;ment dans la communaut&#233; antillaise de la ville. Elle met en place des ateliers de soutien scolaire et des cours de cat&#233;chisme, participe &#224; la cr&#233;ation de l'Amicale des travailleurs antillais et guyanais (AMITAG) et de l'Association culturelle et sportive antillo-guyanaise (ACSAG) pour accompagner les nouveaux arrivants venant des Antilles et de la Guyane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux c&#244;t&#233;s de S&#233;verin Montarello, elle contribue &#224; la cr&#233;ation de l'Espace culturel de la Busserine et milite pour la pr&#233;servation des espaces publics : parcs, piscines et stades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s sa disparition, une plaque comm&#233;morative a &#233;t&#233; appos&#233;e au Centre culturel, et le comit&#233; MamEga a vu le jour pour entretenir sa m&#233;moire et faire vivre son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 avril 2019, la ville de Marseille rend hommage &#224; Fran&#231;oise Ega en donnant son nom &#224; une rue du 14e arrondissement. Ses &#233;crits, red&#233;couverts et r&#233;&#233;dit&#233;s, t&#233;moignent d'une pens&#233;e pr&#233;coce et lucide sur l'exploitation, le racisme et l'ali&#233;nation postcoloniale, donnant une voix politique et litt&#233;raire aux femmes antillaises en m&#233;tropole dans l'apr&#232;s-guerre.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une &#339;uvre litt&#233;raire militante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Le temps des madras (1966), c'est &#233;vocation des h&#233;ritages de l'esclavage et de leurs r&#233;percussions dans la soci&#233;t&#233; martiniquaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Lettres &#224; une Noire (publi&#233; en 1968, r&#233;&#233;dit&#233; en 2021), elle d&#233;nonce de l'exploitation des jeunes Antillaises employ&#233;es comme domestiques en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'aliz&#233; ne soufflait plus (2000), dans ce r&#233;cit se m&#234;le l'amour, les in&#233;galit&#233;s sociales et la condition f&#233;minine dans un monde marqu&#233; par la guerre et le patriarcat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ces &#339;uvres, Fran&#231;oise Ega fait de la litt&#233;rature une arme d'&#233;mancipation et d'universalit&#233;, proche des f&#233;minismes noirs et des luttes sociales. Elle porte la parole des femmes, des migrants et des habitants des quartiers populaires, transformant son &#339;uvre, bien que partielle, en un acte politique majeur et en un geste litt&#233;raire de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une r&#233;sonance internationale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;v&#233;nement souligne les parall&#232;les entre Fran&#231;oise Ega et Carolina Maria de J&#233;sus, &#233;crivaine br&#233;silienne originaire des favelas de S&#227;o Paulo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e en 1914, Carolina Maria de Jes&#250;s, autrice du D&#233;potoir (1960), a livr&#233; un t&#233;moignage bouleversant de la vie dans les bidonvilles, traduits dans quatorze langues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers leurs &#233;crits respectifs, des bidonvilles marseillais aux favelas br&#233;siliennes, ces deux femmes ont fait de la plume une arme de dignit&#233; et de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur &#339;uvre commune a d'ailleurs fait l'objet d'un colloque &#224; S&#227;o Paulo en ao&#251;t 2025, dans le cadre de l'ann&#233;e France-Br&#233;sil, soulignant la port&#233;e universelle de leurs combats.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;M&#233;moire vivante des quartiers populaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cet hommage, au c&#339;ur du Grand Saint-Barth&#233;lemy, r&#233;affirme la vitalit&#233; culturelle et la puissance de cr&#233;ation des quartiers populaires, v&#233;ritables centres de pens&#233;e et de transformation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;l&#233;brer Fran&#231;oise Ega aujourd'hui, c'est rappeler l'actualit&#233; br&#251;lante de son engagement et la force de son h&#233;ritage pour les g&#233;n&#233;rations pr&#233;sentes et &#224; venir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La fabrique silencieuse des sans&#8209;papiers alg&#233;riens</title>
		<link>https://memmarseille.fr/La-fabrique-silencieuse-des-sans-papiers-algeriens</link>
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		<dc:date>2026-03-02T14:18:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; Marseille, comme dans d'autres villes de France, dans les files invisibles de la pr&#233;fecture des Bouches&#8209;du&#8209;Rh&#244;ne, se joue chaque jour une injustice tranquille. Des milliers de personnes vivent dans l'attente d'un rendez&#8209;vous, d'un mail qui ne vient pas, d'un r&#233;c&#233;piss&#233; qui tarde &#224; &#234;tre renouvel&#233;. Parmi elles, beaucoup d'Alg&#233;riennes et d'Alg&#233;riens. Pour ces femmes et ces hommes, le droit au s&#233;jour n'est plus garanti par la loi mais suspendu &#224; un clic, &#224; un dysfonctionnement informatique, &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Marseille, comme dans d'autres villes de France, dans les files invisibles de la pr&#233;fecture des Bouches&#8209;du&#8209;Rh&#244;ne, se joue chaque jour une injustice tranquille. Des milliers de personnes vivent dans l'attente d'un rendez&#8209;vous, d'un mail qui ne vient pas, d'un r&#233;c&#233;piss&#233; qui tarde &#224; &#234;tre renouvel&#233;. Parmi elles, beaucoup d'Alg&#233;riennes et d'Alg&#233;riens. Pour ces femmes et ces hommes, le droit au s&#233;jour n'est plus garanti par la loi mais suspendu &#224; un clic, &#224; un dysfonctionnement informatique, &#224; l'arbitraire d'un site en panne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des mois, obtenir ou renouveler un titre de s&#233;jour est devenu un chemin de croix. Les dysfonctionnements du portail Administration Num&#233;rique pour les &#201;trangers en France (ANEF), cens&#233; moderniser et simplifier les d&#233;marches, ont transform&#233; les droits en privil&#232;ges accord&#233;s &#224; ceux qui ont la chance de franchir la barri&#232;re num&#233;rique. &#192; Marseille, les guichets sont satur&#233;s, les rendez&#8209;vous rarissimes, et des familles enti&#232;res se retrouvent sans r&#233;ponse, parfois pendant des mois. Ces lenteurs administratives, loin d'&#234;tre des incidents isol&#233;s, produisent une nouvelle cat&#233;gorie de personnes, les &#171; sans&#8209;papiers administratifs &#187;, celles et ceux qui perdent leurs droits non pas parce qu'ils n'en ont pas, mais parce qu'on les leur bloque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re chaque dossier en souffrance, il y a un visage. Une travailleuse en CDI qui ne peut plus renouveler son contrat faute de r&#233;c&#233;piss&#233;. Un p&#232;re de famille qui ne peut plus payer son loyer, car sa carte expir&#233;e le prive d'emploi. Un &#233;tudiant ou une &#233;tudiante qui voit ses &#233;tudes compromises pour un document administratif p&#233;rim&#233;. Un p&#232;re bloqu&#233; en Alg&#233;rie pour une carte de s&#233;jour expir&#233;e depuis quelques jours. Ces personnes basculent sans bruit dans l'irr&#233;gularit&#233;, deviennent &#171; ill&#233;galis&#233;es &#187; par la lenteur d'un syst&#232;me suppos&#233; leur garantir la s&#233;curit&#233; juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parle souvent de r&#233;gularisation, rarement de d&#233;r&#233;gularisation par l'administration elle&#8209;m&#234;me. Pourtant, c'est bien ce que vivent aujourd'hui des milliers de personnes. La pr&#233;fecture, incapable d'assurer la continuit&#233; du service public, cr&#233;e de toutes pi&#232;ces une fabrique de sans&#8209;papiers. Cette fabrique ne tourne pas par accident : elle r&#233;sulte d'un choix de gestion, d'une priorisation politique o&#249; l'efficacit&#233; et la dignit&#233; passent apr&#232;s la suspicion et le contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se joue ici d&#233;passe les d&#233;faillances techniques. Faire attendre des mois des personnes pourtant en situation r&#233;guli&#232;re, refuser de renouveler les titres &#224; temps, imposer des proc&#233;dures impossibles : tout cela a un effet pr&#233;cis. Cela d&#233;sorganise les vies, affaiblit les travailleurs et travailleuses, d&#233;stabilise les familles. En plongeant des citoyennes et des citoyens du quotidien dans la peur de perdre leur emploi ou leur logement, on les rend plus vuln&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des associations comme la Cimade, la Ligue des droits de l'Homme et SOS Soutien aux Sans&#8209;Papiers tirent depuis des mois la sonnette d'alarme. Elles d&#233;noncent cette pr&#233;carit&#233; impos&#233;e, cette m&#233;canique absurde et cruelle o&#249; la simple expiration d'un document fait tomber tout un pan de la vie. Dans leurs permanences, les b&#233;n&#233;voles voient d&#233;filer des gens qui subissent la d&#233;fiance institutionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paradoxe est d'autant plus flagrant que les ressortissants alg&#233;riens rel&#232;vent d'un accord sp&#233;cifique, l'accord franco&#8209;alg&#233;rien de 1968, cens&#233; faciliter leur s&#233;jour et leur insertion. En th&#233;orie, ce cadre juridique prot&#232;ge leurs droits ; en pratique, il ne les emp&#234;che pas de tomber dans les failles de l'administration. L'accord reste sur le papier, tandis que la pratique pr&#233;fectorale se durcit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Marseille, cette situation prend une dimension symbolique. La ville, historiquement marqu&#233;e par les migrations maghr&#233;bines et m&#233;diterran&#233;ennes, devient aujourd'hui le th&#233;&#226;tre d'un durcissement silencieux. Ce n'est pas seulement l'absence de moyens : c'est une politique qui, sous couvert de contraintes techniques, tente de rendre le droit inaccessible. &#192; force de retards, de plateformes hors service et de d&#233;cisions opaques, le nombre de personnes se retrouve suspendu &#224; ses d&#233;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette machine kafka&#239;enne, les collectifs et associations s'organisent. Ils conseillent de garder chaque preuve pour justifier de leur pr&#233;sence sur le territoire (anciens titres de s&#233;jour, r&#233;c&#233;piss&#233;s, d&#233;p&#244;ts en ligne, fiches de paie, avis d'imposition). Ces &#233;l&#233;ments deviennent les armes d'une r&#233;sistance administrative, les pi&#232;ces d'un dossier que la pr&#233;fecture ne peut nier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les avocats, eux, multiplient les recours. Certains juges administratifs commencent &#224; reconna&#238;tre la faute de l'&#201;tat, estimant que les retards ne peuvent priver une personne de ses droits fondamentaux. Mais ces victoires, souvent isol&#233;es, ne suffisent pas &#224; enrayer la machine. Elles montrent simplement qu'il faut encore se battre pour obtenir ce qui devrait &#234;tre automatique, le renouvellement d'un droit d&#233;j&#224; acquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se joue ici d&#233;passe la seule question du s&#233;jour. C'est une bataille pour la dignit&#233;, pour la reconnaissance de celles et ceux qui font vivre ce pays sans jamais &#234;tre pleinement reconnus. Quand un &#201;tat laisse des centaines de personnes sombrer dans l'ill&#233;galit&#233; &#224; cause de lenteurs administratives, il ne s'agit plus de hasard, il s'agit de volont&#233;. D'une politique qui pr&#233;f&#232;re produire de la pr&#233;carit&#233; plut&#244;t que de garantir le droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car derri&#232;re la technique, il y a un projet, celui d'un contr&#244;le social qui se d&#233;guise en proc&#233;dure, d'un tri des vies par le temps et la bureaucratie. Rendre difficile ce qui devrait &#234;tre un droit, c'est cr&#233;er la peur, l'angoisse et l'incertitude. Mais &#224; Marseille, comme ailleurs, une autre voix s'&#233;l&#232;ve, celle des collectifs et des avocats, pour dire que nul ne devrait &#234;tre rendu sans&#8209;papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; la France multiplie les d&#233;bats sur l'immigration, la situation de Marseille r&#233;v&#232;le une autre r&#233;alit&#233;, bien plus que de nouvelles lois, c'est du respect et de la volont&#233; politique qu'il manque. Redonner aux pr&#233;fectures les moyens, rouvrir les guichets, &#233;couter les associations, reconna&#238;tre la dignit&#233; des personnes : voil&#224; les gestes simples d'une R&#233;publique fid&#232;le &#224; ses principes. Tant qu'ils ne seront pas pos&#233;s, la fabrique de sans&#8209;papiers continuera de tourner, et avec elle, la part d'humanit&#233; que notre R&#233;publique pr&#233;tend d&#233;fendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#199;a s'est pass&#233; un 21 f&#233;vrier.</title>
		<link>https://memmarseille.fr/Ca-s-est-passe-un-21-fevrier</link>
		<guid isPermaLink="true">https://memmarseille.fr/Ca-s-est-passe-un-21-fevrier</guid>
		<dc:date>2026-02-24T09:53:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 21 f&#233;vrier 2026, Lyon tremblait sous les slogans d'une manifestation d'extr&#234;me droite autoris&#233;e par les autorit&#233;s. Elle est organis&#233;e par des groupuscules identitaires en hommage &#224; Quentin Deranque, militant identitaire nationaliste, cette marche a r&#233;uni plusieurs groupuscules radicaux venus de plusieurs r&#233;gions. D&#232;s les premi&#232;res heures, la pr&#233;fecture du Rh&#244;ne relevait des propos ouvertement racistes et x&#233;nophobes scand&#233;s dans les rues, saisissant imm&#233;diatement la justice pour enqu&#234;ter (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 21 f&#233;vrier 2026, Lyon tremblait sous les slogans d'une manifestation d'extr&#234;me droite autoris&#233;e par les autorit&#233;s. Elle est organis&#233;e par des groupuscules identitaires en hommage &#224; Quentin Deranque, militant identitaire nationaliste, cette marche a r&#233;uni plusieurs groupuscules radicaux venus de plusieurs r&#233;gions. D&#232;s les premi&#232;res heures, la pr&#233;fecture du Rh&#244;ne relevait des propos ouvertement racistes et x&#233;nophobes scand&#233;s dans les rues, saisissant imm&#233;diatement la justice pour enqu&#234;ter sur d'&#233;ventuels d&#233;lits de provocation &#224; la haine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un climat politique min&#233; par la banalisation de la haine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rassemblement survient &#224; quelques mois des &#233;lections municipales de 2026, dans un paysage politique fran&#231;ais en pleine recomposition. Le durcissement du d&#233;bat public s'accompagne d'une l&#233;gitimation progressive de discours discriminatoires, jusque dans les h&#233;micycles et certains plateaux t&#233;l&#233;vis&#233;s. La fronti&#232;re entre droite dure et extr&#234;me droite s'effrite &#224; vue d'&#339;il : alliances locales tactiques, positions communes sur l'immigration ou l'identit&#233; nationale rendent acceptables des id&#233;es et des mots qui, il y a encore peu, faisaient l'unanimit&#233; contre eux.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;M&#233;dias et fracture identitaire : le r&#244;le des amplificateurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, certains m&#233;dias et chroniqueurs jouent un r&#244;le cl&#233;. En relayant sans filtre des th&#232;mes identitaires, ins&#233;curit&#233; culturelle, &#171; grand remplacement &#187;, pol&#233;miques autour des minorit&#233;s, ils contribuent &#224; ancrer une vision fragment&#233;e et anxiog&#232;ne de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Cette surench&#232;re discursive, o&#249; l'&#171; autre &#187; devient syst&#233;matiquement suspect, pr&#233;pare le terrain &#224; une polarisation accrue &#224; l'approche du scrutin.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;21 f&#233;vrier 1981 : le meurtre raciste de Zahir Boudjellal&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour saisir la r&#233;currence de ces tensions, remontons au 21 f&#233;vrier 1981. Dans le quartier populaire de la Busserine &#224; Marseille, Zahir Boudjellal, adolescent de 17 ans, est abattu d'un coup de fusil par son voisin Michel Lebrun. Le motif officiel ? &#171; Du bruit &#187;. Ce pr&#233;texte fallacieux ne trompe personne : l'affaire est imm&#233;diatement per&#231;ue comme un crime raciste, d'autant que quelques mois plus t&#244;t, Lahouari Ben Mohamed avait &#233;t&#233; tu&#233; par le CRS Jean-Paul Taillefer dans les m&#234;mes quartiers nord. La famille de Zahir Boudjellal et ses voisins crient &#224; l'injustice lorsque Lebrun &#233;cope d'une peine de prison &#233;tonnamment cl&#233;mente.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Naissance d'un combat associatif&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces drames catalysent une mobilisation in&#233;dite. Collectifs de quartier, familles des victimes et associations comme l'Association des Femmes Maghr&#233;bines en Action se structurent pour d&#233;noncer l'impunit&#233; face aux crimes racistes. Zahir Boudjellal devient un symbole fort, dont la m&#233;moire perdure encore aujourd'hui lors des rassemblements marseillais contre la haine, souvent associ&#233; &#224; celui d'Ibrahim Ali.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;1995 : Ibrahim Ali, victime du FN en campagne pr&#233;sidentielle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 21 f&#233;vrier 1995 r&#233;sonne d'une autre trag&#233;die. La France s'appr&#234;te &#224; voter pour la pr&#233;sidentielle, dans un climat &#233;lectrique marqu&#233; par la perc&#233;e du Front national de Jean-Marie Le Pen. &#192; Marseille, avenue des Aygalades dans le 15e arrondissement, Ibrahim Ali, 17 ans, lyc&#233;en et membre du groupe de rap militant B. Vice, rentre d'une r&#233;p&#233;tition. Il croise trois militants FN, Robert Lagier, Mario d'Ambrosio et Pierre Giglio, en train de coller des affiches &#233;lectorales. Arm&#233;s, ils ouvrent le feu &#224; neuf reprises. Touch&#233; dans le dos, Ibrahim succombe rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une m&#233;moire qui d&#233;fie l'oubli&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En ce 22 f&#233;vrier 2026, alors que les &#233;chos de la marche lyonnaise retombent &#224; peine, ces affaires historiques rappellent la persistance des fractures racistes en France. Zahir Boudjellal, Ibrahim Ali et tant d'autres symbolisent une jeunesse fauch&#233;e par la violence haineuse, mais aussi une exigence intacte de justice et d'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&#201;tat des lieux plus de 40 ans apr&#232;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est de Lyon, aux Minguettes &#224; V&#233;nissieux, que l'id&#233;e de la Marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme de 1983 est partie, sous l'impulsion de Toumi Dja&#239;dja face aux violences polici&#232;res et discriminations. Plus de 40 ans plus tard, le constat est accablant, le racisme, la b&#234;te immonde, est toujours l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Persistance du racisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette marche qui a r&#233;uni plus de 100 000 personnes &#224; Paris, le racisme persiste en France, aliment&#233; les discours populistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des rapports r&#233;currents documentent les discriminations dans l'emploi, le logement et les contr&#244;les au faci&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banlieues, th&#233;&#226;tre originel de la marche, restent marqu&#233;es par la pr&#233;carit&#233; et un sentiment d'exclusion.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Enjeux &#233;lectoraux actuels&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'approche des &#233;lections de 2027, la r&#233;surgence des id&#233;es x&#233;nophobes, port&#233;e par l'extr&#234;me droite, teste la d&#233;mocratie fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Marche interroge, malgr&#233; la mobilisation citoyenne, la &#171; b&#234;te immonde &#187; risque de gagner du terrain, fragilisant l'&#233;galit&#233; r&#233;publicaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;a href='https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.liberation.fr/politique/a-la-marche-pour-quentin-deranque-a-lyon-plusieurs-figures-neonazies-francaises-identifiees-par-liberation-20260221_WKZBGVKNNVDCTPXOAOPYWSUEVQ/&amp;ved=2ahUKEwijvc-ih-2SAxU4hv0HHceAK8EQvOMEKAB6BAgZEAE&amp;usg=AOvVaw2QI4JwHMUvTslBLz9A4VnL' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.liberation.fr/politique/a-la-marche-pour-quentin-deranque-a-lyon-plusieurs-figures-neonazies-francaises-identifiees-par-liberation-20260221_WKZBGVKNNVDCTPXOAOPYWSUEVQ/&amp;ved=2ahUKEwijvc-ih-2SAxU4hv0HHceAK8EQvOMEKAB6BAgZEAE&amp;usg=AOvVaw2QI4JwHMUvTslBLz9A4VnL&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.franceinfo.fr/faits-divers/mort-de-quentin-militant-identitaire-agresse-a-lyon/ce-que-l-on-sait-de-la-marche-d-ultradroite-organisee-samedi-a-lyon-en-hommage-au-militant-identitaire-quentin-deranque_7818287.html' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.franceinfo.fr/faits-divers/mort-de-quentin-militant-identitaire-agresse-a-lyon/ce-que-l-on-sait-de-la-marche-d-ultradroite-organisee-samedi-a-lyon-en-hommage-au-militant-identitaire-quentin-deranque_7818287.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.laprovence.com/article/region/1101105632101215/combien-d-ibrahim-ali-avant-qu-on-se-reveille-une-tribune-pour-commemorer-la-mort-du-jeune-marseillais' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.laprovence.com/article/region/1101105632101215/combien-d-ibrahim-ali-avant-qu-on-se-reveille-une-tribune-pour-commemorer-la-mort-du-jeune-marseillais&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.persee.fr/doc/homig_1142-852x_1992_num_1158_1_1890' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/homig_1142-852x_1992_num_1158_1_1890&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le foot et le panafricanisme s'unissent pour la dignit&#233; africaine, d&#233;fiant l'oubli colonial.</title>
		<link>https://memmarseille.fr/Le-foot-et-le-panafricanisme-s-unissent-pour-la-dignite-africaine-defiant-l</link>
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		<dc:date>2026-01-19T13:43:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;H&#233;ros national, Patrice Lumumba rena&#238;t gr&#226;ce &#224; Michel Kuka Mboladinga. &lt;br class='autobr' /&gt;
En ce d&#233;but d'ann&#233;e 2026, les regards des supporters du monde entier se tournent vers l'Afrique. La Coupe d'Afrique des Nations (CAN) bat son plein, captivant des millions malgr&#233; les crises mondiales. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'ann&#233;e a mal d&#233;marr&#233; avec l'enl&#232;vement du pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien par les &#201;tats-Unis, en violation du droit international, et les g&#233;nocides qui perdurent en Afrique et &#224; Gaza. Sur les r&#233;seaux sociaux, certains (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;H&#233;ros national, Patrice Lumumba rena&#238;t gr&#226;ce &#224; Michel Kuka Mboladinga.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce d&#233;but d'ann&#233;e 2026, les regards des supporters du monde entier se tournent vers l'Afrique. La Coupe d'Afrique des Nations (CAN) bat son plein, captivant des millions malgr&#233; les crises mondiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e a mal d&#233;marr&#233; avec l'enl&#232;vement du pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien par les &#201;tats-Unis, en violation du droit international, et les g&#233;nocides qui perdurent en Afrique et &#224; Gaza. Sur les r&#233;seaux sociaux, certains commentaires haineux contre l'&#233;quipe alg&#233;rienne d&#233;versent un racisme naus&#233;abond. Mais ce ne sont pas ces d&#233;bats st&#233;riles qui nous int&#233;ressent, mais ce qui s'est pass&#233; lors du match Alg&#233;rie-R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (RDC), le 6 janvier 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la prestation immobile et puissante du supporter congolais, Michel Kuka Mboladinga. Depuis 2013, &#224; chaque rencontre de la RDC, cet artiste reste fig&#233; pendant les 90 minutes du match, bras droit lev&#233;, paume ouverte vers le ciel, reproduisant fid&#232;lement la posture de la statue de Patrice Lumumba au mausol&#233;e de Kinshasa. V&#234;tu en &#171; sapeur &#187; impeccable, il arbore des costumes &#233;clatants aux couleurs du drapeau national (bleu ciel, jaune et rouge), des lunettes r&#233;tro et une coiffure soign&#233;e. Cette performance fusionne l'art de rue, la ferveur footballistique et la m&#233;moire anticoloniale, transformant les tribunes en sc&#232;ne vivante d'hommage historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est surnomm&#233; &#171; Petit-fils de Lumumba &#187; ou &#171; Lumumba Vea &#187; (Vea &#233;voquant la &#171; vue &#187; ou la &#171; vision &#187;), il incarne la continuit&#233; d'un esprit indomptable. Au milieu de l'&#233;bullition des supporters, sa statue humaine t&#233;moigne de pers&#233;v&#233;rance et de dignit&#233;, reliant la passion du foot &#224; la lutte anticolonialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrice &#201;mery Lumumba, n&#233; le 2 juillet 1925 en RDC, grandit sous le joug du Congo belge. Ce territoire, possession personnelle du roi L&#233;opold II d&#232;s 1885, est marqu&#233; par une exploitation du caoutchouc ensanglant&#233;e, il y a eu des millions de morts, jusqu'&#224; son transfert &#224; l'&#201;tat belge en 1908. Le Congo devint colonie d'&#201;tat, la Belgique impose un r&#233;gime raciste, paternaliste et autoritaire. L'&#233;ducation pour les congolais se limitait aux m&#233;tiers subalternes. Il n'y a pas d'universit&#233;s au Congo avant 1954. La r&#233;pression &#233;tait f&#233;roce contre les dissidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des r&#233;formes timides en 1957 (loi-cadre autorisant syndicats et partis) ouvrent la voie, mais Patrice Lumumba radicalise sa posture apr&#232;s l'Exposition universelle de Bruxelles en 1958. Horrifi&#233; par le pavillon congolais glorifiant la &#171; mission civilisatrice &#187; belge, il fonde le Mouvement national congolais (MNC) pour un Congo uni, ind&#233;pendant et panafricain, rompant avec les &#233;lites mod&#233;r&#233;es pro-coloniales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est arr&#234;t&#233; en octobre 1959 pour &#171; incitation &#224; la s&#233;cession &#187; lors d'un meeting o&#249; il demande une ind&#233;pendance imm&#233;diate, il est condamn&#233; &#224; 12 mois de prison, puis lib&#233;r&#233; pour participer aux Tables rondes belgo-congolaises de 1960.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MNC remporte les &#233;lections l&#233;gislatives, et Patrice Lumumba devient Premier ministre le 30 juin 1960, aux c&#244;t&#233;s du pr&#233;sident Joseph Kasa-Vubu. Lors de son discours d'ind&#233;pendance, face au roi Baudouin vantant un &#171; si&#232;cle de bonnes relations &#187;, Patrice Lumumba rappele les 80 ans d'humiliations et d'exploitation, &#233;lectrisant les foules et choquant la Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'ind&#233;pendance, des affrontements &#233;clatent. L'Arm&#233;e nationale congolaise et les provinces du Katanga, riches en minerais, font s&#233;cession, soutenues par des Belges et l'Union mini&#232;re du Haut-Katanga. Patrice Lumumba en appele &#224; l'ONU puis &#224; l'URSS, provoquant sa destitution par Kasa-Vubu et le coup d'&#201;tat de Joseph Mobutu, soutenu par la CIA et la Belgique, en septembre 1960.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;t&#233; et tortur&#233;, il est transf&#233;r&#233; au Katanga s&#233;cessionniste. Le 17 janvier 1961, il y a 65 ans, &#224; &#201;lisabethville (aujourd'hui Lubumbashi), Patrice Lumumba est ex&#233;cut&#233; avec deux ministres, Maurice Mpolo et Joseph Okito, par des soldats katangais sous les ordres des Belges, dont le lieutenant Louis Marli&#232;re. Son corps est ensuite dissous dans l'acide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la RDC post-ind&#233;pendance, Patrice Lumumba demeure un h&#233;ros national, symbole de la souverainet&#233; face au n&#233;ocolonialisme. Par sa posture immobile, Michel Kuka Mboladinga le ressuscite dans les stades. Un rappel que le Congo se souvient, r&#233;siste et unit son peuple autour de la m&#233;moire anticoloniale. Dans un monde o&#249; l'imp&#233;rialisme persiste, cet hommage footballistique devient une victoire symbolique pour la dignit&#233; africaine.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Liens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.courrierinternational.com/article/rdc-can-2025-michel-kuka-le-lumumba-des-tribunes-qui-fascine-par-son-immobilite-spectrale_238953&amp;ved=2ahUKEwjn8d7rkJeSAxWPMfsDHaMTGLkQFnoECB0QAQ&amp;usg=AOvVaw2nmQzgsKJ0_-OJWhLk55rx' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.courrierinternational.com/article/rdc-can-2025-michel-kuka-le-lumumba-des-tribunes-qui-fascine-par-son-immobilite-spectrale_238953&amp;ved=2ahUKEwjn8d7rkJeSAxWPMfsDHaMTGLkQFnoECB0QAQ&amp;usg=AOvVaw2nmQzgsKJ0_-OJWhLk55rx&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://information.tv5monde.com/afrique/michel-kuka-lumumba-la-star-congolaise-des-gradins-de-la-can-2025-au-maroc-2803350' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://information.tv5monde.com/afrique/michel-kuka-lumumba-la-star-congolaise-des-gradins-de-la-can-2025-au-maroc-2803350&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.facebook.com/watch/?v=1854738941847994' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.facebook.com/watch/?v=1854738941847994&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://information.tv5monde.com/afrique/video/lassassinat-de-lumumba-les-sinistres-fausses-notes-de-la-diplomatie-americaine-2792804' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://information.tv5monde.com/afrique/video/lassassinat-de-lumumba-les-sinistres-fausses-notes-de-la-diplomatie-americaine-2792804&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.youtube.com/watch?v=5n535WJA1eU' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=5n535WJA1eU&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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		<title>Les &#171; z&#233;ro-un &#187;, une &#171; identit&#233; &#187; coloniale</title>
		<link>https://memmarseille.fr/Les-zero-un-une-identite-coloniale</link>
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		<dc:date>2026-01-12T13:29:08Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale, la France doit reconstruire ses infrastructures et relancer son &#233;conomie. Pour faire face &#224; la p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre, elle fait appel &#224; des milliers de travailleurs venus de son empire colonial : d'Afrique du Nord, d'Afrique subsaharienne, d'Asie, mais aussi du sud de l'Europe, comme l'Italie, l'Espagne et le Portugal. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela s'accentue dans les ann&#233;es 1950, les entreprises ont besoin de travailleurs dans les secteurs de l'automobile, du b&#226;timent et des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale, la France doit reconstruire ses infrastructures et relancer son &#233;conomie. Pour faire face &#224; la p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre, elle fait appel &#224; des milliers de travailleurs venus de son empire colonial : d'Afrique du Nord, d'Afrique subsaharienne, d'Asie, mais aussi du sud de l'Europe, comme l'Italie, l'Espagne et le Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela s'accentue dans les ann&#233;es 1950, les entreprises ont besoin de travailleurs dans les secteurs de l'automobile, du b&#226;timent et des mines. L'&#201;tat et les grandes entreprises se tournent alors vers les territoires coloniaux pour recruter des ouvriers, souvent jeunes, peu qualifi&#233;s et issus de milieux ruraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces hommes ont travaill&#233; dans les mines, les usines et sur les chantiers, contribuant directement &#224; la modernisation du pays pendant les Trente Glorieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans de nombreuses r&#233;gions colonis&#233;es, notamment au Maghreb, l'enregistrement &#224; l'&#233;tat civil n'&#233;tait pas syst&#233;matique. Ils n'existaient pas pour l'administration coloniale. Mais il fallait recruter et enregistrer les futurs ouvriers qui allaient venir faire tourner les usines. C'est alors que l'administration et les employeurs, qui avaient besoin de ces hommes, d&#233;cid&#232;rent de mettre &#224; jour leurs situations administratives. Lors du recrutement, de nombreux candidats ignoraient leur date exacte de naissance : ils connaissaient approximativement leur ann&#233;e et savaient seulement qu'ils &#233;taient n&#233;s &#171; en &#233;t&#233; &#187; ou &#171; en hiver &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette absence d'informations posait probl&#232;me aux employeurs et &#224; l'administration, qui devaient remplir les contrats de travail, les fiches de paie et les formulaires de s&#233;curit&#233; sociale. Face &#224; ces manques, une pratique arbitraire s'est install&#233;e : lors de l'examen m&#233;dical, une date de naissance &#233;tait fix&#233;e au hasard. Souvent, c'&#233;tait le &#171; z&#233;ro-un &#187;, le 1&#7497;&#691; janvier. Cette date devenait une solution administrative simple pour l'administration coloniale et le patronat. Mais pour tous les travailleurs coloniaux, qui subissaient d&#233;j&#224; la s&#233;gr&#233;gation et le racisme, cela repr&#233;sentait une d&#233;possession, elle effa&#231;ait une part de leur identit&#233; individuelle et les r&#233;duisait &#224; n'&#234;tre que des corps disponibles pour le travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on retrouve cette trace dans les archives et les papiers d'identit&#233; de nombreux immigr&#233;s des ann&#233;es 1950 et 1960. L'usage du 1&#7497;&#691; janvier comme date par d&#233;faut illustre cette domination administrative h&#233;rit&#233;e du syst&#232;me colonial, o&#249; les autorit&#233;s imposaient des identit&#233;s simplifi&#233;es aux populations &#171; indig&#232;nes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'utilisation du mois de janvier s'appliquait aussi &#224; d'autres &#171; indig&#232;nes &#187;. Pour mes parents, est-ce le fruit du hasard ? Je ne le crois pas, ils sont n&#233;s tous les deux un 22 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.memmarseille.fr/Le-collectif-du-1er-janvier' target=&#034;_blank&#034;&gt;Collectif du 1&#7497;&#691; janvier&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;ravive cette m&#233;moire. Associations, chercheurs et descendants de ces travailleurs demandent la cr&#233;ation d'une journ&#233;e nationale de reconnaissance. Leur objectif est de rendre hommage &#224; ces g&#233;n&#233;rations d'immigr&#233;s qui ont particip&#233; &#224; la reconstruction de la France, et reconna&#238;tre officiellement leurs conditions de vie, souvent marqu&#233;es par la pr&#233;carit&#233;, le racisme et le manque de consid&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un article de Mediapart du 1&#7497;&#691; janvier 2026, Mathieu Magnaudeix rapporte les mots de Fa&#239;za Gu&#232;ne, cosignataire de l'appel : &#171; Le 1&#7497;&#691; janvier, c'est une violence, c'est la d&#233;possession. C'est la repr&#233;sentation de tout ce dont ces travailleurs ont &#233;t&#233; priv&#233;s : d'abord d'une vraie date de naissance. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but 2026, des d&#233;put&#233;s du groupe &#233;cologiste et social tenteront de faire adopter &#224; l'Assembl&#233;e nationale une r&#233;solution pour instaurer cette journ&#233;e de reconnaissance, port&#233;e par la ministre de la Culture. Cette d&#233;marche s'inscrit dans un mouvement plus large de m&#233;moire, de justice historique et de replacer les travailleurs immigr&#233;s dans le r&#233;cit national fran&#231;ais, au m&#234;me titre que les anciens combattants ou les r&#233;sistants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partisans de ce projet estiment qu'une telle journ&#233;e aurait une valeur symbolique forte : elle rappellerait que la France s'est aussi construite gr&#226;ce &#224; ces hommes venus d'ailleurs, souvent rest&#233;s anonymes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait aussi supprimer une autre injustice, l'&#201;tat fran&#231;ais exige des retrait&#233;s &#233;trangers, hors Union europ&#233;enne, qu'ils vivent au moins neuf mois par an sur le territoire pour percevoir leurs prestations sociales. Ce qui renforce encore plus leur isolement, en les emp&#234;chant de vivre avec leurs familles. Au lieu de leur rendre leur dignit&#233;, on les suspecte, comme si le doute devait en permanence peser sur eux, comme s'ils &#233;taient des fraudeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette reconnaissance serait un geste de v&#233;rit&#233;, un hommage rendu &#224; une m&#233;moire effac&#233;e de l'histoire sociale fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Liens&lt;/h3&gt;&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;a href='https://www.mediapart.fr/journal/france/010126/le-collectif-du-1er-janvier-ravive-la-memoire-des-travailleurs-immigres' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.mediapart.fr/journal/france/010126/le-collectif-du-1er-janvier-ravive-la-memoire-des-travailleurs-immigres&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.bondyblog.fr/societe/aux-chibanis-le-1er-janvier/' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.bondyblog.fr/societe/aux-chibanis-le-1er-janvier/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.parlons-politique.fr/actualite-nationale/journee-nationale-pour-les-zero-un-reclamer-la-reconnaissance-des-milliers-de-travailleurs-immigres-de-lapres-guerre-en-france_6563/' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.parlons-politique.fr/actualite-nationale/journee-nationale-pour-les-zero-un-reclamer-la-reconnaissance-des-milliers-de-travailleurs-immigres-de-lapres-guerre-en-france_6563/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/07/10/les-naissances-le-1er-janvier-dans-les-donnees-de-l-etat-civil-racontent-une-histoire-de-l-immigration-en-france_6181357_4355770.html' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/07/10/les-naissances-le-1er-janvier-dans-les-donnees-de-l-etat-civil-racontent-une-histoire-de-l-immigration-en-france_6181357_4355770.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.facebook.com/watch/?v=1254462879836147' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.facebook.com/watch/?v=1254462879836147&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lemonde.fr/videos/video/2025/12/31/un-collectif-reclame-une-journee-de-reconnaissance-nationale-pour-les-travailleurs-immigres-de-l-apres-guerre_6660166_1669088.html' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/videos/video/2025/12/31/un-collectif-reclame-une-journee-de-reconnaissance-nationale-pour-les-travailleurs-immigres-de-l-apres-guerre_6660166_1669088.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sous couvert de libert&#233; d'expression : la persistance du racisme colonial</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le choix de Riss de repr&#233;senter Rokhaya Diallo sous les traits de Jos&#233;phine Baker interroge. Jos&#233;phine Baker &#233;tait une chanteuse, danseuse, actrice et meneuse de revue d'origine afro-am&#233;ricaine dont la carri&#232;re a &#233;t&#233; propuls&#233;e par l'exotisme coloniale et raciste de cette &#233;poque. Son succ&#232;s reposait largement sur l'acceptation d'une figure noire &#171; exotique &#187;, mais surtout d&#233;nu&#233;e de toute dimension subversive. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors de la Revue n&#232;gre, elle interpr&#232;te notamment un tableau intitul&#233; &#171; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le choix de Riss de repr&#233;senter Rokhaya Diallo sous les traits de Jos&#233;phine Baker interroge. Jos&#233;phine Baker &#233;tait une chanteuse, danseuse, actrice et meneuse de revue d'origine afro-am&#233;ricaine dont la carri&#232;re a &#233;t&#233; propuls&#233;e par l'exotisme coloniale et raciste de cette &#233;poque. Son succ&#232;s reposait largement sur l'acceptation d'une figure noire &#171; exotique &#187;, mais surtout d&#233;nu&#233;e de toute dimension subversive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la Revue n&#232;gre, elle interpr&#232;te notamment un tableau intitul&#233; &#171; la Danse sauvage &#187;, o&#249; elle appara&#238;t presque nue, v&#234;tue d'une ceinture de bananes, &#233;voluant dans un d&#233;cor de savane. Cette mise en sc&#232;ne repose sur des st&#233;r&#233;otypes coloniaux profond&#233;ment racistes, o&#249; le corps de la femme noire est &#224; la fois sexualis&#233; et folkloris&#233; pour le regard de spectateurs blancs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jos&#233;phine Baker &#171; Un jour, j'ai r&#233;alis&#233; que j'habitais dans un pays o&#249; j'avais peur d'&#234;tre noire. (...) Je me suis sentie lib&#233;r&#233;e &#224; Paris. &#187; Cependant, malgr&#233; les discriminations v&#233;cues aux Etats-Unis, elle n'a jamais remis en cause l'empire colonial fran&#231;ais, en glorifiant sa seconde patrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Engag&#233;e pendant la Seconde Guerre mondiale, Jos&#233;phine Baker fut correspondante des services secrets fran&#231;ais et chante devant les troupes alli&#233;es en Afrique du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, elle soutint activement la lutte contre le racisme et le mouvement des droits civiques aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul lien que l'on peut &#233;tablir entre Jos&#233;phine Baker et Rokhaya Diallo r&#233;side finalement dans leur exp&#233;rience respective du racisme : l'une aux &#201;tats-Unis, l'autre en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la r&#233;f&#233;rence &#224; Jos&#233;phine Baker dans le dessin de Riss repose sur une iconographie coloniale choquante : l&#232;vres &#233;paisses, corps cambr&#233;, ceinture de bananes, posture offerte au regard de l'homme blanc. Cette repr&#233;sentation ne renvoie qu'&#224; une seule &#171; identit&#233; &#187; possible pour la femme noire,&#8239;celle d'un corps &#233;rotis&#233; et disponible,&#8239;sans donner &#224; voir sa pens&#233;e, son engagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, cette imagerie ne pr&#233;sente aucun lien explicite avec le texte qu'elle est cens&#233;e illustrer. Elle trahit au contraire une absence de r&#233;flexion sur ce qu'elle pr&#233;tend d&#233;noncer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;f&#233;rence &#224; Jos&#233;phine Baker ne peut en aucun cas servir &#224; illustrer une th&#232;se sur la la&#239;cit&#233;, ni &#233;voquer une suppos&#233;e &#171; communaut&#233; raciale &#187; qui nierait l'art et les combats de l'artiste. Ce dessin ne traduit rien d'autre qu'une mise en sc&#232;ne humiliante et d&#233;gradante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La divergence d'opinion entre Rokhaya Diallo et le journal sur la question de la la&#239;cit&#233; ne saurait justifier un humour raciste et sexiste, qui contribue seulement &#224; perp&#233;tuer des st&#233;r&#233;otypes d'un autre &#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier comme aujourd'hui, les corps des femmes noires continuent d'&#234;tre insult&#233;s et d&#233;shumanis&#233;s. En 2013, Jean-Marie Molitor, directeur du journal d'extr&#234;me droite Minute, a &#233;t&#233; condamn&#233; pour &#171; injure &#224; caract&#232;re racial &#187; apr&#232;s avoir titr&#233; : &#171; Taubira retrouve la banane &#187;, comparant la garde des Sceaux &#224; un singe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rokhaya Diallo est journaliste, autrice, &#233;ditorialiste et r&#233;alisatrice. Militante afrof&#233;ministe, antiraciste et d&#233;coloniale, elle est cofondatrice de l'association Les Indivisibles. Aux &#201;tats-Unis, elle est reconnue par certains comme l'une des voix antiracistes les plus influentes de France et d'Europe. En 2020, elle rejoint la section Global Opinions du Washington Post en tant que contributrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses prises de position ont suscit&#233; de nombreuses pol&#233;miques, notamment en raison de son opposition &#224; la loi interdisant les signes religieux dans les &#233;coles publiques, de son soutien aux r&#233;unions en &#171; non-mixit&#233; &#187;, ainsi que de ses d&#233;clarations sur l'existence d'un &#171; racisme d'&#201;tat &#187; en France. Ses positions et ses liens suppos&#233;s avec le mouvement des Indig&#232;nes de la R&#233;publique ont &#233;galement aliment&#233; le d&#233;bat public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, Charlie Hebdo a une nouvelle fois publi&#233; un dessin raciste visant Rokhaya Diallo. Cette caricature ne suscite aucun d&#233;bat r&#233;el sur les id&#233;es ou les d&#233;saccords politiques. Elle s'inscrit plut&#244;t dans la continuit&#233; d'une imagerie h&#233;rit&#233;e du pass&#233; colonial, o&#249; les corps des femmes noires sont d&#233;form&#233;s et instrumentalis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu d'&#233;largir la discussion sur les enjeux de la&#239;cit&#233;, d'&#233;galit&#233; ou de libert&#233; d'expression, ce type de repr&#233;sentation ferme le dialogue et ravive les blessures d'une m&#233;moire collective marqu&#233;e par le racisme et la domination. Une satire qui pr&#233;tend interroger la soci&#233;t&#233; perd toute valeur critique lorsqu'elle repose sur l'humiliation et la caricature raciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rokhaya Diallo a re&#231;u un large soutien suite &#224; la caricature de Charlie Hebdo, malgr&#233; une couverture m&#233;diatique limit&#233;e. Ces appuis proviennent principalement d'&#233;lus de gauche, d'organisations antiracistes et de d&#233;fenseurs d'une la&#239;cit&#233; critique. Certains &#233;lus de gauche et associations de droits humains ont condamn&#233; une caricature aux relents coloniaux. Des collectifs antiracistes, intellectuels et m&#233;dias engag&#233;s (Regards, La Vigie de la La&#239;cit&#233;, Mediapart) ont &#233;galement d&#233;fendu Rokhaya Diallo. Par ailleurs, des personnalit&#233;s attach&#233;es &#224; la libert&#233; d'expression et qui soutiennent Charlie Hebdo, ainsi que certains d&#233;fenseurs de la la&#239;cit&#233;, ont exprim&#233; leur solidarit&#233; envers elle, en distinguant la libert&#233; de caricaturer d'un dessin jug&#233; raciste et humiliant.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Liens&lt;/h3&gt;&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;a href='https://regards.fr/charlie-hebdo-et-rokhaya-diallo-le-racisme-en-heritage/' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://regards.fr/charlie-hebdo-et-rokhaya-diallo-le-racisme-en-heritage/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.youtube.com/shorts/FGYI4lZ_MsI' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.youtube.com/shorts/FGYI4lZ_MsI&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.humanite.fr/medias/antiracisme/rokhaya-diallo-denonce-une-caricature-raciste-delle-publiee-par-charlie-hebdo' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.humanite.fr/medias/antiracisme/rokhaya-diallo-denonce-une-caricature-raciste-delle-publiee-par-charlie-hebdo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la marche pour l'&#233;galit&#233; &#8230; aux marches blanches</title>
		<link>https://memmarseille.fr/De-la-marche-pour-l-egalite-aux-marches-blanches</link>
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		<dc:date>2025-11-20T13:51:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;M&#233;moires En Marche s'associe &#224; la douleur de la famille d'Amine Kessaci. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et appelle les marseillais &#224; rejoindre la marche blanche de samedi 22 novembre 2025 &#224; 15h au rond-point Claude Darcy 13004 Marseille. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour dire non au narco trafic et &#224; ses cons&#233;quences meurtri&#232;res qui d&#233;vastent les familles des quartiers populaires et sapent l'espoir de lendemain pour des centaines de jeunes entra&#238;n&#233;s dans cette spirale mortif&#232;re. Marche du 1er juin 2013
&lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;re manifestation organis&#233;e par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#233;moires En Marche s'associe &#224; la douleur de la famille d'Amine Kessaci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et appelle les marseillais &#224; rejoindre la marche blanche de samedi 22 novembre 2025 &#224; 15h au rond-point Claude Darcy 13004 Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour dire non au narco trafic et &#224; ses cons&#233;quences meurtri&#232;res qui d&#233;vastent les familles des quartiers populaires et sapent l'espoir de lendemain pour des centaines de jeunes entra&#238;n&#233;s dans cette spirale mortif&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Marche du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juin 2013&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Premi&#232;re manifestation organis&#233;e par les quartiers populaires&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
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