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	<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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	<description>Le collectif M&#233;moires en Marche Marseille s'est constitu&#233;s d&#233;but 2013 par des militants (nombreux ayant particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de l'ARA radio Gazelle) issus de l'immigration postcoloniale et de la traite de l'esclavage.</description>
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		<title>Racisme structurel </title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le racisme ne se limite pas &#224; des comportements individuels, il s'inscrit dans des dynamiques institutionnelles et historiques qui perp&#233;tuent des in&#233;galit&#233;s syst&#233;matiques. En France, le racisme structurel trouve ses racines dans deux syst&#232;mes majeurs, l'esclavage transatlantique et la colonisation. Loin d'appartenir au pass&#233;, ces processus ont fa&#231;onn&#233; durablement les structures sociales, &#233;conomiques et symboliques. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'organisation du monde colonial repose sur une id&#233;ologie de sup&#233;riorit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://memmarseille.fr/-Racisme-structurel-" rel="directory"&gt;Racisme structurel&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le racisme ne se limite pas &#224; des comportements individuels, il s'inscrit dans des dynamiques institutionnelles et historiques qui perp&#233;tuent des in&#233;galit&#233;s syst&#233;matiques. En France, le racisme structurel trouve ses racines dans deux syst&#232;mes majeurs, l'esclavage transatlantique et la colonisation. Loin d'appartenir au pass&#233;, ces processus ont fa&#231;onn&#233; durablement les structures sociales, &#233;conomiques et symboliques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation du monde colonial repose sur une id&#233;ologie de sup&#233;riorit&#233; raciale. La Conf&#233;rence de Berlin (1884&#8209;1885) l&#233;galise le partage de l'Afrique et institue un cadre d'occupation territoriale qui l&#233;gitime la domination &#233;conomique et militaire des puissances europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, le Code de l'indig&#233;nat (1881) officialise la distinction entre citoyens et &#171; sujets &#187; coloniaux, priv&#233;s de droits politiques et soumis &#224; des sanctions arbitraires. Ce r&#233;gime d'exception, appliqu&#233; &#224; toutes les colonies, cr&#233;e un dualisme juridique durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, le Code noir (1685) inscrit la d&#233;shumanisation des esclaves africains dans la loi en les r&#233;duisant &#224; l'&#233;tat de biens meubles. La traite n&#233;gri&#232;re transatlantique, qui a concern&#233; environ quatre millions d'Africains sous domination fran&#231;aise, enrichit les ports europ&#233;ens tout en forgeant des st&#233;r&#233;otypes raciaux visant &#224; justifier l'exploitation. Ces dispositifs ne sont pas seulement &#233;conomiques : ils produisent une culture politique de l'inf&#233;riorisation, o&#249; le colonis&#233; ou l'esclave est construit comme &#171; autre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'analyse Frantz Fanon, ce syst&#232;me engendre une double ali&#233;nation, le colonis&#233; int&#233;riorise son inf&#233;riorit&#233; impos&#233;e, tandis que le colon d&#233;veloppe un complexe de sup&#233;riorit&#233;. Ces sch&#233;mas mentaux, issus du pouvoir colonial, continuent d'impr&#233;gner les soci&#233;t&#233;s postcoloniales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la loi Taubira (2001) ait reconnu l'esclavage comme crime contre l'humanit&#233;, les m&#233;canismes de domination se traduisent encore aujourd'hui dans diverses pratiques institutionnelles. Les contr&#244;les d'identit&#233; au faci&#232;s, les discriminations &#224; l'embauche, ou encore l'islamophobie t&#233;moignent de la perp&#233;tuation d'un regard &#171; racialisant &#187;. L'&#201;tat fran&#231;ais, au nom du principe r&#233;publicain d'&#233;galit&#233;, refuse la collecte de statistiques ethniques, rendant difficile la mesure pr&#233;cise des in&#233;galit&#233;s raciales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences de ce d&#233;ni sont profondes, l'absence de reconnaissance emp&#234;che la mise en &#339;uvre de politiques publiques efficaces. De plus, certaines lois sur la la&#239;cit&#233;, comme celles de 2004 et 2021, ciblent implicitement les populations musulmanes et r&#233;activent les st&#233;r&#233;otypes coloniaux sur l'&#171; indig&#232;ne &#187; suppos&#233; incapable de s'assimiler. Dans le champ symbolique, la persistance de monuments coloniaux et la marginalisation des m&#233;moires de l'esclavage et de la colonisation nourrissent une m&#233;moire s&#233;lective du pass&#233;. Comme le souligne la Fondation Lilian Thuram, l'&#233;cole r&#233;publicaine a un r&#244;le crucial &#224; jouer dans la r&#233;&#233;criture d'un r&#233;cit national plus inclusif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le racisme structurel ne repose pas uniquement sur des pr&#233;jug&#233;s individuels ; il s'exprime aussi par des structures d'exclusion et de surveillance h&#233;rit&#233;es du syst&#232;me colonial, o&#249; le corps racialis&#233; demeure per&#231;u comme une menace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le racisme structurel en France est l'h&#233;ritage d'un pass&#233; esclavagiste et colonial qui a fa&#231;onn&#233; durablement les institutions et les repr&#233;sentations collectives. Rompre avec ces logiques suppose une double transformation, d'une part, int&#233;grer la m&#233;moire coloniale et esclavagiste dans la culture et l'enseignement, pour reconna&#238;tre pleinement l'histoire plurielle de la nation ; d'autre part, r&#233;former les pratiques institutionnelles (polici&#232;res, &#233;ducatives, judiciaires) pour garantir une &#233;galit&#233; r&#233;elle.&lt;br /&gt;
Seule une prise de conscience collective de ces continuit&#233;s permettra de construire une soci&#233;t&#233; v&#233;ritablement postcoloniale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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